21.04.2009

Au revoir...

Vous pouvez désormais me retrouver  avec elle...


www.monjardinsecretvraimenttressecret.blogspot.com

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20.04.2009

Le bain

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Agathe m'attendait depuis quelques minutes au bout de sa rue, un peu en retrait des maisons et des regards des voisins sous un abribus.

Comme d'habitude, elle souriait. Jamais son visage à vrai dire ne se déparait de ce si beau sésame...

Une vraie bouffée d'air frais à chaque fois que je la retrouvais. Sa gaité naturelle avait le don de chasser tous les éventuels tracas de mon esprit.

Ce lundi-là cependant, Agathe avait quelque chose de différent.

Je ne le remarquais pas au premier abord mais en approchant je compris ce qui changeait chez elle par rapport aux jours précédents.

J'étais habitué à la voir dans ses tenues de golf ultra-classiques et unisexe.

Et là, elle avait mis une petit robe blanche, fermée par des boutons sur le devant, et qui descendait pratiquement jusqu'à ses genoux. Ses cheveux étaient détachés et libres. Et des escarpins plats argents clôturaient la touche féminine.

Profitant de l'absence de ses grands-parents, partis la journée chez des amis à Espelette, et prétextant une fatigue passagère, Agathe avait pu rester chez elle. Ou enfin pas très loin de chez elle... mais ça ils ne le savaient pas...

Agathe s'installa en amazone sur le porte-bagage de mon solex et nous filâmes vers la mer, à quelques kilomètres de là.

En arrivant, la plage était déserte. Et elle le resta quasiment toute la journée.

Nous avions choisi en fait un endroit, loin des circuits habituels,  et peu fréquenté par les touristes ou les autochtones.

Afin d'être plus tranquilles et de ne pas être dérangés...

Par le vacarme d'enfants turbulents jamais contents de leurs sorts... et braillant souvent du matin au soir pour des motifs vraiment futiles...

Par le glapissement de mémés se lamentant sur la cravate dépareillée de Patrick Roy ou s'interrogeant sur les chances de succés de Gérard Lenorman face à deux jeunes "inconnues", Céline Dion et Lara Fabian, au prochain concours de L'Eurovision...

Ou encore par les débats houleux de pères de famille commentant, de bon matin, les débats de la campagne présidentielle finissante autour d'une méga-bouteille de Ricard.

Seuls quelques mouettes virevoltant dans les airs rompaient le quasi-silence des lieux, hormis le bruit en boucle des rouleaux se fracassant sur les quelques rochers de cette crique.

Nous nous installâmes au pied d'une dune, à l'abri du vent et des regard, sur un vaste plaid que j'avais chargé dans mon sac à dos, et nous profîtames aussitôt des premiers rayons du soleil.

Au bout d'un moment, lorsque nos corps, toujours habillés, furent gorgés de chaleur solaire, nous commençâmes à nous effeuiller.

D'abord les chaussures, puis le reste des vêtements de ville...chacun notre tour... et chacun le faisant à l'autre...avant de se laisser faire...

Je ne sais pas ce qui nous passa alors par la tête mais un instant plus tard nous courions en riant vers l'océan totalement nus pour nous rafraîchir...

Cela fut assez agréable...

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Tant le passage des courants marins sur notre peau que cette sensation d'être totalement libre dans cet élément liquide... le tout ponctué de baisers et de caresses délicates mais passionnées...

Nous rejoignîmes ensuite notre petit campement et nous nous réfugiâmes sous les serviettes de bains car déjà le vent se levait et de gros nuages noirs arrivaient des Pyrénées proches.

Nous eûmes juste le temps de nous rhabiller et de déguerpir des lieux avant que des trombes d'eau ne s'abattent.

Je connaissais une petite cabane de pêcheur pas très loin de là...

Noius y allâmes en sprintant avec tous nos bagages à mains.

Seul mon solex demeura sur place et en fut quitte pour une bonne rincée.

(à suivre) 

16.04.2009

Découverte

Elle était là...

Devant moi...

Lorsque je suis entré dans cette pièce aux murs couleur de chaux... baignée de soleil... je ne l'ai pas vu au premier abord...

Nue et allongée... sur ce divan vraiment moche... avec ces décors floraux d'un autre temps...

Et le regard perdu dans ses pensées intimes ... visiblement perturbée...

Je ne l'ai pas vu au premier abord car elle m'avait dit : "Charlemagnet, gardez la tête baissée... et les yeux mi-clos... sinon il vous en coûtera...".

Alors j'ai obéi comme je le faisais souvent... en ce temps où le duvet ne recouvrait pas encore mon visage...

Mais j'ai quand même aperçu ce que je ne devais pas voir...

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Pour la première fois de mon existence donc, je découvrais un corps féminin stricto sensu... sans les atours habituels...

J'ai trouvé cela joli... même si les muscles tendus et la peau légérement violacée témoignaient d'une nudité non sereine..

Le véritable choc pour moi a été d'apercevoir ces zones poilues...

Je n'en avais jamais vu avant... et surtout pas à ces endroits... habituellement cachés chez les adultes... sous les bras et au niveau du bas-ventre...

Incroyable..!

Je croyais alors que tous les hommes et toutes les femmes grandissaient et restaient à vie comme moi à cet âge, imberbes... 

Je devais garder la tête baissée, assis sur la chaise, face au grand bureau...directorial...

Mais je n'ai pas respecté totalement cet ordre... profitant de la sonnerie du téléphone posé sur ce même bureau...

A y repenser, vraiment, ce lieu était totalement inapproprié et inopportun... pour un tel "tableau" impressionniste.

J'avais 8 ans... et j'avais fait une bêtise durant la récréation.

"Encore vous Charlemagnet... j'en ai marre.... mais marre de vous.... quand donc cesserez-vous de vous battre... contre vos petits camarades et pour des motifs futils... allez hop... chez Mlle Boudu...fissa.."

Pour la 3ème fois cette semaine-là, le surveillant m'avait ainsi directement envoyé dans la "cage" de la directrice.

Une femme forte, au corsage imposant et à la poigne indestructible.

J'avais défendu une de mes "amoureuses" contre des gestes inappropriés d'un grand de CM1.

Et je me retrouvais là...

Assis à quelques centimètres de la couverture, mal dissimulée au milieu des carnets de notes, de ce magazine d'art consacré à Caillebotte... 

Dans l'attente d'une sanction...

(à suivre)

15.04.2009

Agathe

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Le soleil se levait à peine ce lundi-là... lorsque nous avons décidé de fêter Pâques autrement...

A cette époque, j'habitais encore près de Biarritz et j'appréciais de pouvoir profiter pleinement de l'océan lors de mes vacances scolaires.

Mon grand-père m'avait spécialement construit une petite caisse roulante dans laquelle je pouvais glisser mon surf et mes affaires de plage.

J'accrochais le tout à mon solex et hop! le tour était joué.

C'était beaucoup plus simple ainsi pour moi de me promener entre les différents sites que je fréquentais très assidûment entre Bidart et Biarritz.

Bien entendu je n'atteignais pas des vitesses supersoniques par rapport aux scooters Peugeot et aux autres 103 SP, mais mon modèle 3800 rouge avait le mérite de bien avancer quand même. 

Et surtout il me permettait toujours de discuter tranquillement avec mes passagères estivales, le plus souvent des parisiennes, qui préféraient cela (ma présence, bien entendu...) à la marche du retour au bercail.

Ce matin-là donc, je récupérais mon panier de pique-nique et je filais vite... car Agathe m'attendait déjà au bout de sa rue.

Ses grands-parents, des parisiens encore!, refusaient totalement que leur progéniture fréquente des "locaux", qui plus est à la plage.

Ils lui avaient donc concocté un programme spécial golf pour tous les après-midi. Loin des baigneurs.

Mais pas assez visiblement car Agathe, après 2 jours de stage, avait préféré goûter aux vagues de l'océan...

Et c'est à cet endroit que je l'avais donc rencontré.

Ou plutôt qu'elle avait noué le contact.

J'avais surfé tout l'après-midi dans les rouleaux en furie au pied de la falaise, Boulevard du Prince de Galles.

Elle était assise sur le rebord en ciment de la promenade à quelques mètres de mon barda transplanétaire, car à cette heure-là la marée montante avait déjà avalé la mince bande de plage.

Tandis que je remballais ma planche dans ma carriole et que je m'escrimais à essayer d'attacher le tout avec de vieux tendeurs, Agathe m'a proposé son aide.

J'ai d'abord aperçu ses Bensimon blanche... puis en remontant mon regard a découvert le reste de mon interlocutrice. 

Une jolie blonde, pratiquement de ma taille, vêtue d'un short kaki, d'une chemise Lacoste au col relevé et d'un pull marin noué sur les épaules.

Grâce à son aide, j'ai vite terminé mon rangement.

Agathe était assez réservée mais pas timide.

Lorsque je l'ai invité quelques minutes plus tard à boire un verre dans un des nombreux pubs alentours, elle n'a pas dit non...

Je me suis vite changé car l'air était assez froid et je l'ai rejoint à quelques mètres de là, en terrasse...

La fin d'après-midi est hélas vite arrivée au milieu de nos discussions lycéènnes et Agathe a dû s'éclipser.

Je lui ai donc proposé de la raccompagner jusqu'à son club de golf, là où ses grands-parents devaient venir la récupérer.

Ceux-ci n'ont rien su de la supercherie et Agathe m'a retrouvé à nouveau le lendemain au même endroit.

Petit à petit notre complicité s'est accentuée et finalement au bout de quelques jours nous avons échangé notre premier baiser.

( à suivre) 

14.04.2009

Carolus Magnus

Pour vous faire patienter un peu... le temps que je remette de l'ordre dans mes neurones...
.......et que je profite aussi de la présence de mon petit Théophile...

10.04.2009

Partir ou pas...?

Je suis un peu entre 2 eaux...

Partir ou pas...

Le week-end pascal portant conseil, vous avez jusqu'à mardi matin pour me faire part ci-après de vos envies sur la suite à donner à ce blog...

D'avance merci...

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Ultima Acta

WILLIAM KLEIN ALLEGRO FORTISSIMO PARIS 1990.jpg

"- de mes galipettes...? ahaha... et lesquelles mossieur... celles de mes compétitions de cheval d'arçon, voici quelques dizaines d'années, ou bien celles de mes soirées agitées au "Vieux fusil", la boîte échangiste où je vais régulièrement avec Madame...

Cette dernière phrase, faite pour me clouer le bec, manqua d'atteindre son but.

Hubert disait-il cela par forfanterie ou cela était-il un aveu...?

"- Je ne crois pas qu'il s'agisse de cela... mais plutôt de vos exploits chez votre cousine... dans une chambre... à l'abri des regards... voici quelques semaines... vous vous rappelez de votre soi-disant malaise...?

- Ahahaha... quelle culbute je lui ai mise ce soir-là à cette stagiaire... vous savez que c'est le passage obligé pour toute candidate souhaitant travailler pour moi... toutes... je les ai toutes eues... aucune ne sait jamais dire non...

- Arrêtez de dire un peu n'importe quoi... je vous prie... vos désirs sont souvent loin de la réalité...

- Ahahaha... toutes... même la petite Luana...."

Il n'eut pas le temps de continuer sa phrase.

Boum...!

Ma main droite vola dès la prononciation du prénom de ma douce blonde dans son visage bovin...

- Oooooooohhhhhhhh... mais vous êtes fou ou quoi Charlemagnet.... ce n'est pas ce que je voulais dire pour Luana... bien entendu qu'elle n'a pas eu droit à mes attributs... mais vous ne m'avez pas laissé finir ma phrase....

- Hum.... n'essayez pas de vous rattraper par une pirouette.... et sinon votre femme est-elle au courant de ces écarts discrets...?

- Et vous croyez quoi...jeune freluquet... ??!!?.!....c'est fini le temps de l'Inquisition... et des bénis oui-oui... bien sûr qu'elle sait... Hyacinthe...et cela ne la gêne pas... pas le moins du monde....et puis elle aussi n'a pas une vie de recluse de couvent... quand on sort ensemble elle se transforme presque toujours en maîtresse SM... cagoule et tenue de cuir....... waouhhhh... tout ce que j'adore..!

Zut alors... mon plan X commençait à être un raté total... sur toute la ligne...

J'étais tombé sur un couple totalement libéré sexuellement...

Comment faire pour sortir de cette confrontation avec l'avantage...si ce n'est sortir ma botte secrête... l'ultime...?

- Libre à vous de vivre comme vous voulez... cela ne me regarde pas... mais je crois que nos actionnaires, tel Ambroise de X..., un vieil ami de notre famille, n'aimeraient pas qu'une telle "publicité" rejaillisse sur leurs investissements.... si vous voyez ce que je veux dire... chacun a droit à une vie privée... mais discrète...pas comme la vôtre qui pourrait vite s'échanger sous le manteau...".

Le visage du cousin de Bertille vira du rosî au cramoisi en un instant...

Un instant rapide... mais ô combien attendu et plaisant...

Hubert sut que j'avais perçu le vide qui l'avait envahi totalement...

Il tenait tellement au pouvoir et à l'argent que l'en déposséder allait le renvoyer vers le commun des mortels...

Ses paroles étaient bloquées... comme par un grillage invisible... dans sa bouche aux dents jaunes et noires, abîmées par l'excès de nicotine...

De grosses gouttes de sueur dévalaient à présent la cascade de son front et allaient s'écraser sur son ventre après avoir rebondi sur ses orbites proéminents ou son nez de charolais...

- Il va de soi que cela peut rester entre nous, Hubert, si vous laissez Luana tranquille dans sa vie professionnelle, après mon départ... Dans le cas contraire... couic.... plus rien... plus de confort matériel au quotidien... et plus de possibiltés de recasements professionnels ultérieurs..."

Il était blanc comme un linge et le souffle court...

Engoncé dans le tréfonds de son fauteuil, liquéfié, le regard ailleurs...

Il ne vit pas le petit paquet emballé que je déposais alors sur la table basse nous séparant, au moment où je le quittais définitivement.

"Un dernier service.... car vous me devez bien cela... si vous pouviez rendre ceci à Bertille... il s'agit d'un de ses foulards qu'elle avait égaré... et qui a beaucoup voyagé... vous lui transmettrez avec toute mon amitié... je compte sur vous....?

- Bien sûr... sans soucis....".

Ce fut donc la dernière fois que je vis mon ancien directeur-général, quelques jours avant la fin du mois dernier...

Et je ne suis pas le seul dans ce cas...

Car j'ai appris que ce dernier avait eu un arrêt cardiaque dans la soirée de cette fameuse journée et que depuis il était toujours hospitalisé... pour surmenage.

09.04.2009

Thérésa

Vous avez vu la bannière de pub qui s'affiche quelquefois au dessus de mon blog...

Vraiment c''est malin cela...!

Mon ancêtre Charlemagne est encore sollicité pour les besoins d'un roman de l'espagnol Antonio Garrido.

Axé autour d'une parcheminière du nom de Thérésa... "une jeune fille ravissante, un peu maigre, peut-être, mais (...) [aux] hanches larges et la poitrine généreuse...".

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Mouais....j'ai lu quelques pages sur le site... et je ne recommande pas trop ce récit... un peu facile et simple.

Mais à vous de voir... et de me dire...

08.04.2009

Choisir...

entre 2...

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... est toujours tellement difficile...

 

angelina jolie et charlemagnet.jpg

06.04.2009

Bis non repetita

J'ai revu Bertille en fin de semaine dernière...

Mais pas précisément comme je vous l'avais expliqué.

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Plutôt virtuellement qu'en chair et en peau...

A vrai dire, j'ai passé tout seul la soirée dans ma chambre d'hôtel.

Bien tranquille... 

Car assommé de fatigue, je me suis endormi assez tôt devant mon ordi.

Inévitablement, au bout d'un moment, mes pensées ont dérivé sur Bertille, celle qui me persécute depuis des semaines.

Tout ça sans doute à cause de ce maudit foulard que je devais aussi lui rendre.

Mais comment?

Car je ne souhaitait pas spécialement la voir.

Cela risquait encore de lui donner des idées qui se retourneraient contre moi tôt ou tard....

Des idées pouvant alimenter sa "chasse à l'homme".

Et son but ultime : me retrouver dans son lit.

Alors l'accumulation de la chaleur dans ma chambre et d'une mauvaise digestion ont engendré cette soirée "Bulles".

Où nous étions dans le même lit.

Moi nu et elle pratiquement.

Mais qui n'a jamais eu de telles pensées inavouables un jour lève le doigt...!

J'ai rêvé de cela mais de façon involontaire.

Un mélange d'expériences passées subjectives et de pensées actuelles vraiment plus neutres.

Et vous noterez au passage que j'ai quand même été sage...

Je n'ai pas touché Bertille ni abusé d'elle...

C'est un rêve et c'est tout.

Point.

Un rêve dont je me moque finalement beaucoup.

La page est tournée.

Définitivement tournée.

Les choses ne se répètent donc pas.

03.04.2009

Bulles...

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Lorsque j'ai eu mon dernier rendez-vous chez PM, en fin de semaine passée, j'ai dormi à Paris.

"Fais ce que tu dois faire Charles... et après TOUT cela sera fini, enterré..." m'avait dit Luana avant mon départ.

Nous avions longuement discuté ces derniers jours de mon passé, surtout dominé par Bertille, et de mon avenir, que je voulais résolument et exclusivement ancré avec Luana.

J'avais bien entendu évoqué ma rencontre à l'aéroport et le coup du foulard.

"Rends le lui... et on aura la paix...".

Alors j'ai revu Bertille.

Nous avons même passé la nuit ensemble.

Dans ma chambre d'hôtel car je tenais à rester sur mon territoire.

Nous avons passé une dernière nuit ensemble car Bertille avait des tas de choses à me dire.

Un maître d'hôtel nous a apporté en début de soirée notre repas dans la chambre.

Ainsi que quelques bouteilles de champagne... (le pêché de Bertille) et d'eau gazeuse... (j'en boirais des hectolitres...).

J'avais pris un bain avant son arrivée.

Et je suis resté comme ça... nature... en caleçon... avec juste une chemise en superposition.

Car elle a sonné à ma porte avec 10' d'avance. Et je n'avais pas envie de passer un pantalon et des chaussettes.

La chambre était surchauffée... et le soir j'aime bien être à mon aise...

Bertille s'est installée sur l'autre coin du lit... après avoir ôté ses escarpins.

Le téléphone a sonné...

C'était Luana...

Je lui ai passé le combiné.

Comme ça il n'y avait pas d'ambiguïté entre nous trois. Chacun savait.

Puis j'ai repris l'appel et Luana m'a dit qu'elle m'aimait comme jamais et qu'elle pouvait comprendre certaines choses.

Je l'ai rassuré une dernière fois... et lui ai souhaité une bonne nuit.

Le repas terminé, la soirée s'est poursuivie tranquillement en compagnie des bulles... de (Laurent) Perrier...

J'ai entrebaillé la fenêtre car j'avais chaud...

J'ai ensuite ôté ma chemise car l'effet du champagne, quelques coupes je vous rassure, était très calorifique.

Bertille n'a rien dit... mais ses yeux oui...

A une heure du matin, j'ai décidé d'aller prendre une douche car j'avais vraiment très chaud.

A ce moment là, Bertille a commencé à s'assoupir à mes côtés...

Elle aussi avait très chaud... Son front était même brûlant.

-"Tu devrais rentrer Bertille... il est tard... je t'appelle un taxi... ?

- Je ne me sens pas très bien Charles... tu me permets de rester...? encore un peu...?"

- Si tu veux..."

Au retour de la salle de bains, la serviette nouée autour de la taille, je trouvais Bertille complètement endormie...

Je la recouvrais d'une couverture... et je m'allongeais, sous la couette, à côté d'elle.

Dans la nuit, mais je ne sais pas à quelle heure, j'entendis une présence dans la salle de bains...et l'eau coulée...

J'étais tellement fatigué que je n'arrivais même pas à ouvrir les yeux...

Quelques instants plus tard, une douce odeur de shampoing se glissa à mes côtés.

Avant de rebasculer dans un sommeil de plomb, je sentis juste un corps chaud qui se blottissait contre moi...

(à suivre) 

02.04.2009

Bas les masques...

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J'attendais depuis une bonne demie-heure dans la salle d'attente.

Comme d'habitude il était en retard.

J'aurais donc pu profiter de Carla un peu plus longtemps au petit-déjeuner, plutôt que de filer dare-dare.

Grrrrrr...

Je sortis mon Iphone et commençais à m'amuser avec un de mes jeux préfèrés : la chasse aux zombies.

Finalement, et bien tardivement, la porte directoriale s'ouvrit.

A part entendre sa voix au téléphone, je ne vis personne venir me chercher.

"Entrez donc Charlemagnet..." me claironna-t-il tandis que j'étais prêt à passer au tableau 12 dans mon jeu. Ahhh zut....

Je me levais alors et entrais dans ce bureau où j'étais déjà venu plusieurs fois. Surtout ces derniers mois.

Il raccrocha.

"Bonjour Charlemagnet... alors... que me vaut votre visite aujourd'hui? un scoop...? une demande d'augmentation...? un souhait particulier à formuler...? ... vous savez bien que, normalement, nous avons un DRH qui se charge de ces entretiens privés... mais comme vous êtes un de nos meilleurs éléments, bien que pas facile à vivre, et que Bertille tient à vous comme à la prunelle de ses yeux... j'ai donc consenti à vous voir... je vous écoute donc..."

Et vlan... une nouvelle fois, Hubert van den S..., mon Directeur-Général chez PM, mélangeait vie professionnelle et vie privée. Et une fois de plus, il prenait aussi un malin plaisir à me rappeler l'existence de Bertille. Des fois que je l'ai oubliée...

"- J'ai décidé de partir de chez PM...

- Ahahahaha... mais vous rêvez Charlie.... mais pour quoi faire? et pour aller où? vous savez que notre profession est en crise... que les budgets sont tirés au cordeau... que les ventes s'essoufflent... mais qui voudra de vous....? car de vous à moi... heureusement que ma chère Bertille était là.... un vrai ange-gardien ma cousine... j'ai toujours dit qu'elle faisait trop de sentiments... ça la perdra... bref... heureusement que Bertille était là.... car sincèrement... si cela n'avait tenu qu'à moi.... zou..... dehors.... le descendant de Clovis.... à la porte.... vous ne le savez sans doute pas mais vos papiers sont si affligeants... sans style... pauvres... si classique... bref du roupie de sansonnet... ".

Je savais bien que la discussion allait prendre cette tournure. Karim m'avait prévenu à l'automne de la façon de fonctionner de notre cousin Hub'. Quelques louanges pour commencer... et ensuite l'artillerie lourde... rabaisser... critiquer... pilonner.... afin annihiler...de détruire... tout cela de façon gratuite... car visiblement c'était son seul plaisir existentiel...

Pour ma part, j'avais débranché mon cerveau après avoir annoncé ma démission. Je n'écoutais donc que d'une oreille distraite ses propos, juste pour le fun, en préférant plutôt songer à la façon lde passer du tableau 12 au tableau 13 sur mon jeu vidéo. Comment faire pour éviter les coups terribles du mort-vivant à la tête de Belzébuth dans ce couloir sombre? et comment le faire passer de vie à trépas dans le temps imparti des 30 secondes....? Bigre.. pas facile... mais j'allais bien trouver... comme d'habitude...

"- Dites donc Casanova... vous m'écoutez au lieu de bailler aux corneilles?

- Oui.. oui.. je suis tout ouïe... ne vous inquiétez pas... mais, comment dirais-je, je réfléchissais ...

- Vous réfléchissiez...? Vous...! le petit gratte-papier de Bertille....le Houellebecq du Pays Basque... ahaha... c'est la meilleure ça... il faudra que je relate ceci à  Hyacinthe ce soir... Charlemagnet qui réfléchit.... ahahahaha... et vous pensiez à quoi.... à ces pauvres albinos du Burundi...? ahahahaha... j'ai lu votre papier sur le sujet... ahahahaha.... nul.... mais nul.... aaaaaaaaah.... je dois dire qu'on va faire des économies désormais.... sans vos petits voyages d'agrément... qui ne servent à rien... à part à nous épargner votre présence ridicule.... alors vous partez quand...? que j'annonce la bonne nouvelle au comptable.... ahahahaha...".

- Je pars au 1er avril car je n'ai pas envie de rester plus longtemps.... et je vous fait cadeau du préavis et de mes 3 mois de salaire...

- Voilà qui est bien dit....

- Quant à ma réflexion, je préfère de pas vous en parler... c'est plutôt gênant et peu flatteur...

- Ahahahaha.... Charlemagnet qui fait des manières... peu flatteur... vous dîtes...?... et pour qui... ? ...pour moi....? vous croyez que j'ai peur de vos mots....? vous voulez me dire que je vous déplais ..... allez-y... ne vous gênez-pas...! je ne crains personne... moa....!

- Disons que je songeais à une rumeur qui circule sur vous dans le Tout-Paris...

- Pfiuooooou........ balivernes encore que cela.... des jaloux qui veulent me piquer ma place...!

- Je ne crois pas Monsieur de S...! ...si vous aviez vu les images de vos galipettes.... vous ne diriez pas cela...!"

(à suivre)

01.04.2009

Une nuit avec ... (bonus)

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Il était là à quelques mètres du rivage, tout mouillé et blotti dans une grande serviette bleue...

Il était debout... il grelottait... mais il était prêt... encore et toujours.

Il scrutait ainsi l'horizon à la recherche d'une autre éventuelle vague à défier.

Mais je l'avais rappelé à l'ordre car l'orage menaçait et la nuit commençait à tomber désormais.

Je l'avais accompagné après la sieste sur cette plage extrêmement ventée.

Il avait pris "quelques" forces avant de se jeter à l'eau, dans les rouleaux déchaînés.

"Quelques" forces, c'est-à-dire, un demi-pot de nutella et une baguette entière.

Puis il avait suivi les courants majeurs et mineurs afin d'affronter les éléments.

Mon petit Charles adorait le surf depuis son plus jeune âge.

Dans quelques jours nous fêterions ses 10 ans, même s'il en paraissait 4 ou 5 de plus...

Par des petits chemins sablonneux côtiers, nous avons vite regagné notre maison...

Charles s'est rapidement douché, puis il s'est écroulé de fatigue sur le canapé du salon, face à la cheminée.

J'ai touché son front... brûlant...

Cette maudite grippe n'était ainsi pas totalement partie.

Nous n'aurions pas dû sortir.

Alors je me suis assise dans la bergère à quelques mètres de lui, et avec Fifi, notre golden retriever, nous l'avons veillé toute la nuit...

(Guéthary-Janvier 1982) 

Une nuit avec ... (4/4)

Charlemagnet.jpgLa nuit…. Tous les Charl’ ne sont pas gris !!!

 

Je fais une escale à Tel-Aviv avant de partir pour la Jordanie où je dois faire un reportage sur la cité Nabatéenne de Petra…. si tu as envie de me rencontrer, fais moi signe…. J’ai une nuit devant moi…..

 

Ce bref message m’a tout d’abord interpellée… j’ai pensé à une blague d’un blogami qui, connaissant les frasques de notre Casanova, avait envie de s’amuser…. Je me suis dit que j’allais m’amuser moi aussi et entrer dans son jeu… rirait bien qui rirait le dernier…. J’ai pourtant très vite constaté que le mail que j’avais reçu émanait bien de notre Charlemagnet en titre, le vrai, le seul, l’unique…..

 

J’étais partie en avance, à cette heure là l’autoroute était souvent embouteillée et je ne voulais pas le manquer. Afin qu’il puisse me reconnaître, on avait convenu que j’aurai un livre Français à la main …. aucun signe distinctif pour lui…. A moi de deviner… c’est lui qui me reconnaîtrait…..

 

J’étais comme une jeunette qui part à son premier rendez-vous galant alors que ce n’était pas du tout le but de la rencontre…. Le panneau m’indiquait que l’avion était à l’heure, Je guettais la sortie de chaque passager….. j’entendais les battements de mon cœur s’accélérer et mon regard ne pouvait se détacher de la porte automatique qui s’ouvrait et se fermait, déversant à chaque fois un petit groupe de voyageurs.  Je ne sais pas pourquoi mais tout à coup j’ai été prise d’une peur panique, j’ai planqué mon bouquin… et j’ai failli faire demi tour….je ne voulais pas qu’il me voit…..j’avais peur….

 

Je crois que je voulais le reconnaître en premier,  je voulais le voir avant qu’il ne me voit. Je ne sais pas pourquoi je faisais autant de chichi…. je ne me sentais pas à la hauteur, je n’étais pas la perverse Bertille qui par un simple effleurement de la main pouvait le faire chavirer, je n’étais pas la douce Luana qui avait ravi son cœur sous le ciel Afghan…. Je ne ressemblais à aucune de ces filles qui lui avaient fait tourner la tête… j’étais simplement Ysa,  avec son jean’s,  ses converses,  une crème hydratante en guise de  maquillage…..et,  pour seul luxe,  quelques gouttes d’Opium vaporisées négligemment sur mon tee-shirt…  et là… au beau milieu de la foule, moi qui avais toujours été si sûre, moi qui n’avais peur de rien… j’étais en train de me dire que j’aurai pu faire un effort, j’aurai pu m’endimancher et me faire un petit ravalement pour faire honneur à cette figure emblématique de la blogosphère….

 

L’heure n’était plus aux questions,  je l’ai reconnu tout de suite,  je n’avais jamais réussi à l’imaginer et pourtant je savais que c’était lui.  J’avais le livre planqué dans mon sac, j’allais le sortir quand il s’est avancé vers moi…..

 

-          Ysa ?

-          Oui…

-          Enchanté…. Charlemagnet…

-          Je t’avais reconnu

-          Moi aussi….

 

Le ton était donné…. Il était souriant, décontracté et je ne sais pas pourquoi mais j’osais à peine le regarder. Je ne sais pas si je me l’étais imaginé comme ça, en fait il fait partie de ces personnes qu’on arrive pas à se représenter physiquement. Il m’a tout de suite plu et je crois que c’était réciproque. Au bout de 5 minutes on avait l’impression de se connaître depuis des lustres….. la soirée commençait plutôt bien.

 

Il m’avait laissé libre choix pour notre destination, il m’avait dit « tu seras mon guide, tu seras mon étoile pour cette nuit, je te laisse le choix de tout »…..

 

Je ne voulais pas que ça soit banal, un bel hôtel avec un dîner aux chandelles, il devait être habitué,  le champagne dans un jaccuzi sur une terrasse dominant la baie de Tel-Aviv, il avait du faire ça maintes et maintes fois dans d’autres contrées…. je voulais marquer cette nuit que nous allions passer ensemble, je voulais m’en souvenir, je voulais que lui aussi s’en souvienne. Je voulais que cette nuit ne ressemble à aucune autre, parce que je ne faisais pas partie du monde habituel qu’il fréquentait … je voulais marquer ma différence…..je ne voulais surtout pas qu’il m’oublie et peut-être qu’un jour moi aussi j’aurai droit à un bel article sur son blog…..

 

Installé confortablement dans mon RAV 4, nous avons pris la direction de Jérusalem puis bifurqué vers Yam a Melah  (la Mer Morte). Lorsque nous avons entamé la portion de désert qui descend vers la mer, laissant Jéricho à notre gauche, …. Le soleil commençait à baisser et la mer reflétait des couleurs argentées. Au loin les montagnes Jordaniennes se paraient de leurs couleurs de nuit, et se déclinaient en tons ocres,  jaunes et orangers. Un léger vent chaud commençait à souffler.

 

J’avais réservé une nuit sous une tente bédouine,  Ce n’était pas le genre de chose qu’il pourrait faire à Paris…. J’avais tapé dans le mille….. A notre arrivée on nous attendait avec le thé à la menthe et la balade obligatoire à dos de dromadaire. Nous sommes montés tous les deux sur la même bête, ne me demandez pas pourquoi,  je me pose encore la question aujourd’hui…. Nous l’avons fait naturellement…. je crois que l’on se sentait proche et qu’on voulait profiter de chaque instant…..  Je tenais Charl’ par la taille et mon visage effleurait son cou d’où je sentais les effluves de Farenheit, mon parfum préféré….. il aurait suffit d’un rien pour que je bascule….

 

Nous avons dîné  à la belle étoile, de produits purement locaux, les bédouins avaient allumé un feu qui attisé par le vent crépitait fortement. Charl’ mit sa main dans la mienne et s’approchait de mon visage quand Omar, notre ami bédouin trébucha avec la Théière et renversa du thé brûlant sur le tapis oriental. Plus de peur que de mal…. Le charme était rompu… le Charl’ aussi…..

 

La nuit était claire,  le ciel tapissé d’étoiles.  Charl’ voulait se glisser dans les eaux de cette mer qui l’intriguait. Je lui donnais les recommandations utiles pour ce genre d’expérience. L’eau était tiède et une sensation de bien être nous envahissait. Nous ne parlions presque pas, nous regardions les montagnes qui nous entouraient. Comme à chaque fois j’avais le souffle coupé par tant de beauté, Je crois que Charl’ était lui aussi ému par cet environnement qu’il découvrait pour la première fois. Il se laissait flotter au grès de l’eau et parfois chantonnait.

 

Nous nous sommes rincés, l’eau de la douche extérieure était froide, nous nous sommes enveloppés dans nos serviettes de bain et sommes restés allongés sur le sable….. j’avais un peu froid alors Charl’ m’a entouré de ses bras,  -pour me réchauffer disait-il-…. L’odeur du Fareinheit persistait sur sa peau, même après le bain d’eau salée…. Je déposais ma tête sur sa poitrine et me laissait aller…. ses lèvres effleurèrent les miennes quand soudain, tel un diable sorti de sa boite, un homme d’une cinquantaine d’année nous demanda si nous n’allions pas sur Tel-Aviv, il avait loupé le dernier autobus et cherchait à rentrer chez lui.

 

Je lui indiquais que nous ne retournerions sur Tel-Aviv qu’au lever du jour, il me baragouinait qu’il ne pouvait pas attendre, qu’il devait rentrer et commençait à me raconter sa vie. J’étais exaspérée, Charl’ commençait à s’impatienter et le fait de ne pas parler la langue l’énervait deux fois plus.

 

Après avoir pris congé du charmant perturbateur, nous décidâmes de rejoindre la tente bédouine afin d’y entamer la nuit.

 

Bien que rudimentaire elle était assez confortable……. Pas un bruit ne venait troubler notre douce quiétude…. Il était déjà trois heures du matin, nous devions reprendre la route au lever du jour, vers 5 h 45, il restait peu de temps de sommeil…. Nous n’avions pas envie de dormir… nous voulions profiter l’un de l’autre….. les restes du feu envoyaient d’étranges ombres sur notre tente, on entendait parfois le petit bruit d’un animal sauvage dans le lointain….

 

Nous avions chacun un sac de couchage…. au bout de quelques minutes, les deux sacs se transformèrent en un seul….. le contact de la peau de Charl’ était agréable…. J’en aimais la texture…. Nous avions opéré un net rapprochement,  nous ne parlions pas, nous nous contentions de nous regarder….. de nous toucher….. les choses commençaient à devenir plus sérieuses lorsqu’Omar a frappé à notre tente en criant des mots que je ne comprenais pas…..

Dans sa panique il parlait en arabe et d’une façon telle que j’avais l’impression que le ciel nous tombait sur la tête…..

 

Nous nous sommes levés vite fait. Charles sauta si vite dans son pantalon qu’il faillit tomber à la renverse, cela engendra une sacrée crise de fou rire….. mais dehors, Omar vitupérait de plus belle….. nous avons essayé de calmer cet homme qui semblait visiblement très effrayé….. il s’agrippait à moi tel un oursin sur son rocher, et m’indiquait une tente plus loin qui était en fait la sienne….. il me faisait signe d’y aller mais j’étais seule autorisée à y entrer….pour Charles c’était « assour » (interdit)….. et pour cause, sa jeune épouse montrait les premiers signes d’un accouchement et il fallait faire vite. Il n’était pas question de l’emmener à l’hôpital de Beer-Shéva,  le bédouin ne voulait pas en entendre parler, chez lui on accouchait sous la tente de mère en fille et d’ailleurs, avait-il seulement une sécurité sociale ou une assurance lui donnant accès aux soins ? nous n’avions pas le temps de nous pencher sur ces détails… il fallait faire vite….

 

Je mandatais Charl pour aller chercher un médecin dans un des hôtels du petit lieu dit de « Ein Boqueq » qui n’était qu’à trois bornes de notre campement. Je lui indiquais la route vite fait…, il avait beaucoup voyagé et cette mission ne lui semblait pas compliquée, 30 minutes plus tard, il revenait avec un médecin qui prit rapidement les choses en main.

 

Nous sommes restés près du feu avec Omar, essayant de le calmer, buvant des tonnes de thé fumant…. Et…. aux premières lueurs du jour….  il nous brandissait avec fierté une petite fille fragile et toute endormie qu’il avait décidé de baptiser du prénom de Charlysa……en hommage à l’aide qu’on lui avait apportée….

 

Nous étions émus, on se regardait tendrement,  fiers de ce que nous avions accompli…. Déçus peut-être de ce que nous n’avions pas pu faire…. Mais au fond…. Le but était atteint…. Cette nuit là resterait à jamais gravée dans notre mémoire…. et là bas….quelque part dans le désert, grandirait une petite Charlysa….. fruit de notre amicale entente et nos deux prénoms se rejoignaient pour n’en former plus qu'un...

Ysa

http://zabou.uniterre.com/

Une nuit avec ... (3/4)

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La pièce était sombre.

La journée avait été longue et éprouvante.

Tout d'un coup je ressentis une présence...

Je ne l'avais pas vu en entrant.

Nos regards se croisèrent.

Je ne sais pas pourquoi mais je sentis instantanément sa chaleur m'envelopper.

Cela me fît du bien...

C'était bien plus réconfortant que des mots....

Je sentis qu'il éprouvait la même tristesse que moi.

Les battements de mon coeur raisonnèrent plus fortement en moi...

Des larmes me montèrent aux yeux.

Mais dès que ses lèvres touchèrent les miennes, toute tristesse s'évanouit définitivement...

Ses bras étaient puissants, sa bouche possessive, son torse imposant et son parfum ensorcelant.

Au bout d'un certain temps, je ne saurai dire s'il fut long ou pas, il me rendît ma liberté.

Mais je savais que pour l'un comme pour l'autre quelque chose venait de changer.

Les choses ne seraient plus jamais les mêmes.

Nous sentions tous les deux qu'aucun mot ne pourrait surpasser ce silence.

Des bruits de voix nous parvînrent.

La lumière s'alluma.

Mais je ne pouvais pas détacher mes yeux de son regard.

Il me retenait prisonnière, seulement avec ses pupilles.

On m'appella et je dûs détourner le regard.

Mais pourquoi avais-je encore cette impression qu'il me touchait?

Certainement ses yeux.. qui me brûlaient la peau, son regard... qui m'embrasait.

J'étais heureuse...bien...vivante.

On l'interpella.

Je connaissais enfin son nom et pourtant j'avais l'impression que nos corps se connaissaient depuis si longtemps.

On nous présentât l'un à l'autre...

Au bout de quelques minutes, nous décidâmes sans même nous parler de nous éclipser.

La nuit fut aussi intense que notre rencontre...

Fanny

Une nuit avec ... (2/4)

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"- Charles...

- Qui?

- Mais tu sais bien, Charles, celui qui a les cheveux bouclés...

- Ah oui, je pensais que tu parlais du grand, avec le nez en forteresse Vauban, et puis après je me suis dit que tu devais parler de celui qui a les oreilles décollées...non?

- Non, non, il a le cheveux blond, élastique, il remonte toujours une mèche volage qui lui balaie le coin de l'oeil, et il la coince derrière son écoutille.

- Et?

- Ben...il m'a sélectionné, c'est bien non?

- Ah bon, il s'en va quelque part? Il a besoin de toi maintenant? pourtant les grands froids s'éloignent et il revient d'un pays chaud, avec moi d'ailleurs, tu sens? J'ai encore son odeur...

- C'est donc ça! Quand je suis entré, un moment j'étais perturbé, cette odeur...tu étais avec elle avant non? Elle est douce?

- Oui...oh oui, tu sais la place que j'ai est meilleure que la tienne, c'est doux, on m'enroule, on me fait des noeuds compliqués, je deviens beau, quand on ne m'oublie pas.

- Moi, il veut me mettre dans sa valise, il part la nuit prochaine pour les Fjords de Norvège, il avait besoin d'un costaud comme moi, fiable, indémodable, réutilisable à volonté. Quand je dis valise, je me comprend, tu penses bien que je serais plus proche encore...toute la nuit, perché, avec un angle de vision à 360°, c'est bien, je verrais Paris, et l'aéroport..à moins qu'il ne prenne un bateau? Il a des amis qui font des convoyages vers le nord, il en profite parfois. C'est vrai que cette fois il préférera sans doute ne pas s'absenter trop longtemps...elle est belle non? Avec ce petit ventre qui s'arrondit...

- Oui, c'est vrai, mais toutes les femmes enceintes sont belles!

- Oh non! J'en ai connu des pas fraîches crois moi!

- Bon, dis moi, tu arrives à te situer dans le temps là? Je ne sais pas si c'est pour ce soir ou un autre, mais je m'impatiente...je l'aime bien ce grand Charles à la boucle frondeuse, quand il m'ajuste, ça me chatouille.

- Ah! oui, au sommet ainsi calé, tu ne peux pas te plaindre!

- Heureusement qu'il ne se lasse pas de moi comme des autres..les rayures c'est indémodable! Je ferme la maille un instant, faut que je me repose, que je prenne des forces pour mieux le réchauffer, bon bonnet (rayé) ne saurait mentir!
et toc!"

--
Tifenn
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Une nuit avec ... (1/4)

Savez vous où Charl' a abandonné le foulard de Bertille ?

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Tout simplement avant son retour , il l'a donné à Karim, en partie afin que Luana ne le découvre pas, mais surtout parce qu'il n'arrivait pas à  s'en débarrasser.
 
Karim avait eu droit à quelques confidences de Charl' auparavant, et il trouva plus prudent de ne pas égarer ce morceau de tissu mais plutôt de le mettre en lieu sûr, et ce, sans que celui-ci ne le sache.

Mieux valait conserver une botte secrète avec Bertille...

En rangeant les bagages de son hôte, il trouva ainsi ma carte professionnelle, et me contacta alors pour savoir s'il pouvait m'envoyer le fameux foulard afin de l'enfermer dans un des coffres de mon lieu de travail.

Ainsi celui-ci serait facilement et rapidement récupérable le cas échéant. Par ailleurs et anonymement j'envoyais la clé à Charl', qui en était après tout le propriétaire.
 
Quelques jours s'écoulèrent et un matin Karim m'appela en urgence. Depuis son retour, Bertille harcelait son ex-amant pour récupérer son bien. 

Elle lui avait fixé un ultimatum...

Si elle ne le récupérait pas avant le lendemain, elle téléphonerait a Luana car elle avait quelques révélations à lui faire .

Seulement nous étions vendredi après midi et la banque allait fermer pour le week end! Karim appela Charlemagnet, un peu interloqué, et lui révéla le pot aux roses en lui indiquant la marche à suivre : se rendre de toute urgence dans mon agence au moyen du 1er TGV.
 
A 18h22 un homme sonna  à la porte. Bien que je ne l'ai jamais vu, je sus que c'était lui ... 

Nous discutâmes 2 min dans mon bureau le temps que je récupère le trousseau de clé des coffres. Il nous fallait faire vite... avant que la salle des coffres ne soit définitivement close.
 
Nous y descendâmes à vitesse accélérée, ouvrîmes la boîte au secret et récupâmes le bien de Bertille lorsque derrière nous la minuterie du compte-à-rebours se fit entendre.

"- Plus qu'une minute pour sortir M. Charles, vite...."

Mais celui-ci était prostré devant le coffre, le regard ailleurs, et le bout de tissu entre les doigts.

- Vite...."

Clac... le piège se referma...

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Sans que notre reporter ait bougé d'un cil, toujours hypnotisé...

Je lui arrachais le foulard des mains, le glissait dans sa poche et il reprit conscience comme par magie .
 
- Nous sommes coincés... et sans téléphone car le mien est dans mon bureau.... et vous?

- Heu non ! il est dans votre bureau également... j'ai laissé ma sacoche là haut ...".
 
Et bien il ne nous restait plus qu'à attendre... au minimum jusqu'au lendemain... et au pire jusqu'au lundi matin...

Seul Karim savait où était son ami mais il ne s'inquièterait pas plus que ça, étant habitué à ce que celui-ci ne réponde presque jamais à ses appels... Et me concernant personne ne risquait non plus de s'inquièter de mon absence. Mon mari était en déplacement pour 15 jours, mes enfants étaient chez mes beaux parents pour la soirée car ce soir je devais sortir avec Aurélie, une de mes amies.

Nous nous asseyâmes sur le sol moquetté et la longue attente commença.

Dans le silence. 

Charl' était peu causant à vrai dire.  Je le sentais plein de tristesse, perdu dans ses pensées... et moi je n'avais pas envie de parler non plus, car je songeais à tous mes futurs problèmes, avec ma direction, mon mari, lorsqu'on allait nous retrouver là...

A 20 heures, la pièce fut plongée dans l'obscurité et la climatisation stoppée... pour des raisons de sécurités...

Nous n'étions plus éclairés que par la lumière permanente rouge de l'armoire anti-incendie.

 Au fil des heures, la température grimpa de quelques degrés, en même temps que notre faim et soif.

J'avais des fourmis dans les jambes et je me décidais à marcher un peu... enfin plutôt à tourner en rond...

C'est ainsi que je découvris un carton dans un coin empli de bouteilles de champagnes... des restes d'un pot récent d'un départ en retraite...

Je proposais à Charl' de reprendre des forces avec ce nectar...

Il ne se fit pas prier plus de 2 secondes...

Une puis deux... puis trois... bouteilles ... puis la caisse entière furent vidées... d'abord avec une certaine gêne puis dans un grand fou-rire... commun.

La nuit passa ainsi fort gaiement et le sommeil nous rattrapa sans que l'on s'en aperçoive...

"- Eloïse.... ça va...?"

J'ouvris les yeux...

Face à moi se tenait mon directeur... et un agent de sécurité.

Ils avaient été alertés par Aurélie qui, en me cherchant vainement dans la ville toute la nuit, avait finalement aperçu ma voiture garée près de l'agence en rentrant chez elle au petit matin, et vu mes affaires posées sur mon bureau...à travers la baie vitrée... heureusement que je n'avais pas fermé mon store.. 

Il était 7 heures du matin... et on avait un mal de crâne terrible...

"- C'est un peu de ma faute toute cette histoire.... je suis arrivé tardivement et nous avons été enfermés ici... ne faites pas de problèmes à cette dame...qui a une conscience professionnele rare... et puis tous les frais sont à ma charge... je vous dois bien cela..." expliqua soudainement Charlemagnet en se levant... le visage enjoué.

Dans la matinée, celui-ci regagna Paris et rendit le foulard champagnisé à Bertille... et moi j'en fus quitte pour une belle frayeur... mais tout s'arrangea... fort heureusement...

Eloïse

www.lavraivieloise.hautetfort.com

 

31.03.2009

Les clefs...

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Demain, à l'occasion de la Nuit internationale avec moi-même, sponsorisée par les Sardines de l'Ouest chantantes, et les matelas Dunlopilleau, je laisserais les clefs de mon blog sur un coin d'écran...

A charge pour mes hôtes de répondre bien entendu... et de se charger de la petite cuisine...

Aux fourneaux... hop!

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 Mais attention à vous ... et n'en profitez-pas trop quand même... pour mettre le bazar...

Car je ne resterais pas muet comme une carpe...

30.03.2009

Poussière d'étoiles...

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A la descente de l'avion, à Ouarzazate,  Karim, comme prévu, m'attendait.

Nous quittâmes rapidement l'aéroport pour rentrer chez lui, dans un magnifique ryad du centre ancien de cette jolie ville.

Ce petit séjour au Maroc, après la rigueur du Burundi, fut un vrai plaisir.

Grâce au nombreux personnel, fort dévoué et vraiment gentil, employé dans sa maison de famille, je ne m'occupais de rien finalement...

Une vraie vie de pacha...

Le lendemain de mon arrivée, avant que le soleil ne se lève, je partis avec Oqba, le chauffeur, à destination d'un petit village proche de Zagora, la ville aux portes du Désert dans la Vallée du Draa.

Après 4 heures de route, celui-ci me laissa chez Abdeljalil, mon guide, qui m'attendait déjà avec ses 2 chameaux.

Notre voyage commença aussitôt après avoir bu un petit thé à la menthe servi en guise de bienvenue.

Le désert s'offrait à moi, enfin...

La suite fut à la hauteur de ce que j'attendais... depuis des années.

14 heures de pérégrination par jour, tantôt juché sur ma monture, tantôt marchant à côté d'elle, et pas de paroles échangées avec Abdeljalil comme je l'avais exigé.

Juste le strict nécessaire entre nous, "bonjour...oui...non...merci..bonne nuit",  au lever du camp, à la pause de midi, et au dîner.

Cett escapade désertique me dérouilla physiquement mais surtout me débloqua aussi mentalement.

Depuis des années, j'avais accumulé un certain nombre de blocages psychiques qui, magie ou pas des lieux, trouvèrent  leur solutionnement.

Pour ce faire, j'avais mis au point, dans l'avion, un petit cérémonial para-vaudou que j'appliquais scrupuleusement.

Chaque matin je prenais le foulard de Bertille que je nouais sur lui-même et autour de mon poignet.

Et chaque soir, tandis que notre campement se reposait, je partais à l'écart, dans les dunes, enfin seul...

J'ôtais alors le bien de mon ex-amante, et l'enfouissais dans le sable...

Puis je m'allongeais sur le sable, les bras en croix, et je restais une heure ou deux comme cela à observer les étoiles...

Le 1er soir, je sanglotais durant cet exorcisme tandis que je songeais principalement à Théophile et Caroline...

Le soir suivant, mes yeux restèrent secs durant toute cette séance purificative consacrée à Bertille...

A l'issue de ma réflexion interstellaire, je récupérais bien entendu le morceau de soie, que je dénouais et rangeais dans la poche de ma djellaba, et je rejoignais mon guide, le coeur et l'esprit apaisés.

C'est ainsi que je rentrais en France quelques jours plus tard...

Le sourire de Luana acheva complètement de me purifier...

Je n'étais pas prêt à redevenir, pour l'instant et pour l'éternité, la poussière d'étoiles... que j'avais été avant ma naissance...

27.03.2009

Petits Beurres

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Un passage dans une zone de turbulences me réveilla à nouveau.

J'étais toujours dans cet avion volant vers le Burundi.

J'étais tout moite car j'avais oublié d'ouvrir l'aérateur au dessus de ma tête.

Et aussi parce que j'étais blotti sous une couverture aux couleurs de la compagnie belge. Il faisait un froid de canard au décollage dans cet appareil surclimatisé.

Je posais celle-ci sur le siège d'à-côté, vide, et je décidais de demander un rafraîchissement à la jolie hôtesse qui passait justement avec son chariot.

Un Perrier hyper frais me fut très salutaire.

Luana n'était pas là pour me surveiller.

Je l'accompagnais donc d'un paquet de Petits-Beurres chocolatés. Miammm...

En léchant mes doigts, je me rendis compte que ceux-ci étaient littéralement imbibés du parfum de Bertille.

A cause sans doute de mes manipulations successives de son foulard...

Décidemment cette chère ex-amante avait le don de me poursuivre, même à 10.000 pieds d'altitudes.

Mais ce n'était pas pour me déplaire, cette petite effluve bien connue de mes sens, dans cet endroit si déshumanisé.

En fermant les yeux, j'avais presque l'impression d'être à Paris quelques mois plus tôt.

 Bras-dessus bras-dessous avec Bertille à l'exposition de Jeff Koons par exemple.

Ou blotti contre elle au petit matin, dans cet hôtel de Deauville où nous aimions passer quelques jours loin de la Capitale.

Je repensais durant quelques minutes à tous ces souvenirs que je ne pouvais pas enterrer comme cela, par magie.

Il me faudrait du temps pour tourner la page.

Du temps avait passé déjà et j'avais fait des progrès.

En sa présence je n'étais plus systématiquement attiré comme un insecte par la lumière.

Bertille restait Bertille. Rien à faire... Je ne la renierais jamais... 

Elle aurait toujours une petite place à part dans mon coeur, bien en dessous de celle occupée par Luana, ma douce et très chère Luana.

Qui avait été mon rayon de soleil ces derniers mois.

Je n'avais jamais connu de telles sensations en présence d'une femme auparavant.

Luana m'avait dompté petit à petit et je m'étais laissé faire.

Avec elle, la vie était plus facile, plus lumineuse...

Bien souvent l'un de nous 2 commençait une phrase que l'autre finissait... de la même façon...

Ou alors on pensait à la même chose au même moment.

Presque mon alter-ego féminin cette douce Luana.

Avec aussi un esprit vif et ouvert... et une intelligence très intéressante...

Au bout de quelques jours ensemble, je consentais même à partager mes petits-beurres avec elle le cas échéant...

C'est tout dire...

Une petite larme glissa subrepticement et vint me chatouiller l'oeil tandis que je songeais longuement à celle qui portait désormais le fruit de nos amours.

Luana me manquait terriblement.

Je pris mon Iphone et lui envoyait aussitôt un SMS plein d'amour.

Sa réponse ne tarda pas, rédigée dans la même tonalité...

Cela me fit un bien fou ... Luana ne m'oubliait pas... bien au contraire.

J'étais rassuré...

Comme un petit enfant avec sa bouée au moment d'aller nager...

Je me blottis dans un coin du siège, branchais la fonction Ipod de mon téléphone me rendormais heureux quelques minutes plus tard.

Que demander de plus? 

26.03.2009

Inexistant

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Décidemment je n'étais pas très en forme ce matin-là pour lutter contre le sommeil.
Une fois l'hôtesse repartie à ses tâches ménagères, je sombrais à nouveau en quelques instants dans mes rêves.
Cette fois je me retrouvais directement au bord de la piscine, et plus dans l'histoire de la dame brune sans chapeau.
Je m'allongeais alors sur un des transats libres... et regardais nonchalemment tout ce qui se passait autour de moi.
Rien de bien extraordinaire en fait.
Beaucoup de vacanciers en goguette, venus pour la plupart d'Europe afin d'échapper aux froideurs de l'hiver.
Et qui étaient reconnaissables à leur peau passé en quelques jours de l'extrême blancheur à la couleur d'un homard... 
Deux jeunes femmes attirèrent mon attention subitement.
Deux jeunes femmes aux traits non inconnus...
Luana et Bertille...
Mais que faisaient-elles ici, à des milliers de kilomètres de Paris....?
Elles discutaient avec beaucoup de calme, attablées un peu en retrait de la piscine et sous un palmier.
Apparemment elles avaient beaucoup de choses à se dire car cela était sans fin...
Elles regardèrent dans ma direction à un moment donné mais sans réagir plus que ça... malgré un petit signe de main de ma part...
J'étais invisible ou quoi?
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Je me décidais alors à aller les rejoindre pour en savoir plus.
Mais là non plus... tout ne se passa pas comme prévu...
J'avais beau parler et m'agiter dans tous les sens, les toucher ou pas, Luana et Bertille ne réagissaient pas.
Le plus surprenant aussi était que je n'entendais absolument pas leur dialogue.
Quelle galère...!
Au bout de 20 minutes d'essais infructueux, je retournais donc, penaud, à mon bain de soleil...
Il y avait un truc qui clochait vraiment dans cette histoire et que je ne parvenais pas à expliquer.
Pourquoi m'ignoraient-elles?
J'appelais un serveur délégué aux petites missions discrètes et lui donnais un petit billet que je venais de rédiger, à porter à leur attention.
"A qui?" me demanda-t-il?
- Aux deux dames assises à la table là-bas...
- Mais il n'y a personne... Vous vous moquez de moi?"
- Non....".
Le serveur s'éloigna fort courroucé et moi je restais là assez dépité.
Je quittais alors les lieux et regagnais ma chambre.
Dans laquelle je retouvais Bertille et Luana en train de fouiller mes bagages...
Je criais de rage mais rien n'y fit...
Ma voix était inaudible.
Elles ne réagirent pas.
La sueur dégoulinait maintenant de mon visage et me brûlait les yeux.
Je me sentais de plus en plus mal.
Dans la salle de bains où je me réfugiais, j'aspergeais mon visage d'eau fraîche.
Le parfum de Bertille m'inonda instantanément...
Oooooohhhhh........ mes mains étaient imprégnées de son odeur........
Pourquoi....?....... Comment........?
Mais quel cauchemar.......!!

25.03.2009

Le foulard

Dans l'avion, mon esprit a vite déconnecté de la réalité peu après le décollage.

J'ai lu un peu les dernières nouvelles du jour dans le Figaro et puis je n'ai pas pu lutter contre le sommeil.

J'ai donc rejoint Morphée et j'étais bien à rêver là-haut, au dessus des nuages.

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Une fois de plus, comme ces dernières nuits, je marchais dans un couloir d'une piscine ensoleillée et colorée que j'avais fréquenté voici plusieurs années.

Au Brésil je crois...

Chaque pas accompli dans cette longue ligne droite me rapprochait d'une silhouette brune qui m'y avait donné rendez-vous.

Elle m'attendait, comme les jours précédents, allongé sur un transat bleu au bord du bassin olympique aux eaux turquoises.

Nous nous étions rencontrés en début de semaine dans la rue principale et grouillante de monde de cette grande métropole.

Je cherchais mon chemin, le nez plongé dans mon Guide du Routard, et elle faisait du lèche-vitrine sans prêter attention aux flux des passants.

Son visage était dissimulé sous un vaste chapeau de paille afin de se protéger des rayons pernicieux du soleil sous cette altitude tropicale.

J'ai juste eu le temps de me rendre compte que ce n'était pas vraiment normal que dans mon champ de vision, derrière la page avec le plan de la ville, surgissent de jolies tropéziennes surmontées de jambes bronzées.

Nous nous sommes percutés devant l'entrée d'un restaurant où elle s'était arrêtée juste un instant pour lire la carte.

Son chapeau a volé quelques secondes dans le ciel et est allée atterrir sur la chaussée surchauffée.

Un vieux taxi Volkswagen qui passait à ce moment-là sonna la fin de ce couvre-chef.

Je ramassais alors très gêné mon livre, tombé à terre, ainsi que le foulard de cette dame aux yeux plissés couleur noisette.

Je lui tendais sa pièce de soie et me confondait immédiatement en excuses pour ma maladresse.

"Ah... vous êtes français..." me dit-elle dans la langue de Molière.

Zut. J'avais oublié que je devais m'exprimer en espagnol.

-"Vous aussi...?

- Non, pas moi... mais mon mari oui..."

Nous discutâmes ainsi quelques minutes à cet endroit. Elle était magnifique...

Je lui proposais alors de la dédommager pour son chapeau, mais elle refusa.

"Monsieur... vous avez oublié d'éteindre votre portable.... il sonne sans cesse depuis quelques minutes... je vous prie donc de le couper immédiatement...".

L'hôtesse me réveilla ainsi en plein rêve.

Je fouillais dans ma poche pour éteindre mon téléphone.

C'était Bertille.

Une fois de plus.

N'arrivant pas à me joindre, elle venait de me laisser un SMS.

"J'ai perdu mon foulard à l'aéroport.... L'aurais-tu? Car j'y tiens beaucoup... Bises. B.."

24.03.2009

Attention...


23.03.2009

Cogito ego sum?

Totalement et immensément magique...

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Toute cette étendue de sable à perte de vue... et cette chaleur harassante...

Waouhh.....

Et la nuit... ce voile noir et brillant au dessus de ma tête...

Avec toutes ces étoiles scintillants à l'infini...

Et moi... allongé sur le sol encore chaud... en djellaba, les bras en croix... le souffle posé...

A une centaine de mètres de mon campement... abrité derrière une dune..

J'ai essayé tant bien que mal d'explorer un monde encore plus mystérieux : celui de mes pensées.

21.03.2009

Carnets de route (2)

Lorsque vous lirez ces quelques lignes, je serais déjà parti depuis quelques heures avec un guide dans le désert.

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Tout a été mis au point par mon ami Karim cette semaine tandis que je furetais au Burundi.

Silence... réflexion... introspection...

Tels seront mes maîtres-mots durant ces 4 jours.

20.03.2009

La liaison

A chaque moment-clé de ma vie, Bertille a toujours été là...

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Elle a été une de mes premières vraies liaisons, au sortir de l'adolescence et de ses amourettes, alors que j'arrivais à pas feutrés dans le monde adulte.

Elle m'a initié à de nombreuses choses, tant celles concernant les subtilités et douceurs de l'amour, que d'autres plus banales de la vie quotidienne.

Nous avons beaucoup parlé, nous avons beaucoup voyagé aussi...

Durant ces nombreuses nuits blanches... passées ensemble dans sa chambre... ou sur un coin d'herbe lors de nos weeks-ends improvisés à la dernière minute, loin de Paris...

Nos chemins se sont ensuite éloignés, avec son assentiment, lorsque j'ai terminé mes études supérieures et que j'ai pris mon envol.

Bertille ne voulait pas que je reste uniquement sur cette expérience corporelle avec elle. Elle voulait que je m'aguerisse... que je vois d'autres horizons... que je vive ma vie...

Alors j'ai mis en pratique ses leçons d'amour avec les quelques aventures que j'ai eus au fil du temps, et ces dernières m'ont également beaucoup apporté de par leur unicité et leur diversité.   

En y repensant dernièrement, je peux dire qu'à chaque fois, avec Bertille, inexorablement, nos corps retrouvaient leurs automatimes et leurs gaucheries aussi, comme au premier jour... lorsque nous nous rejoignions pour un ou plusieurs jours durant mes périodes de célibat.

Par exemple, après ma séparation avec Clothilde, nos destinées se sont croisées dans les locaux de PM un soir de cocktail. Je rentrais d'un de mes reportages épuisants en Asie, et je l'ai vu là, à l'autre bout de la pièce, dans une robe noire très saillante, ouverte sur son dos nu vertigineux...

Elle discutait tranquillement, et sans arrières pensées, avec un bellâtre quinquagénaire, mais je voyais bien que le regard de ce bipède n'avait rien d'innocent... Il déployait tous ses arguments-clés pour tenter de ramener Bertille dans sa "suite" au Formule 1 du coin. A savoir un teint bronzé, un sourire de pub pour dentifrice, un corps encore svelte, une chevelure proche du surfeur ou un costume  taillé sur mesure...

Toutefois, je savais bien, car je connaissais parfaitement le réalisme et les goûts de Bertille, que celle-ci ne voyait à la place que ceci. Un visage cliniquement modifié, un bridge négocié en secret sur 12 mois, un corps body-buildé truffé d'enflements adipeux, des implants capillaires bruns ridicules ou bien même le sosie vestimentaire de Kojak... Ce soir-là, il a juste suffit d'un bref regard entre nous pour que la messe soit dite. Bertille a stoppé nette sa conversation avec le sosie de Jean-Pierre P*ernau*d et m'a rejoint immédiatement. La soirée s'est poursuivie autour d'une bouteille de champagne dans un club de l'Opéra, avant de finir, comme de bien entendu dans le back-room.

Autre exemple, lorsque j'ai sombré au plus bas après le décès de Caroline, Bertille a su attendre discrètement non loin de moi que je me reconstruise. Elle a aussi patiemment, et avec beaucoup de tendresse, contribué à recoller les morceaux de mon psychisme qui étaient si écartelés, mélangés ou égarés. Elle m'a redonné goût à la vie et son corps m'a à nouveau fait décoller jusqu'au 7ième ciel.

Bertille ne s'est en fait jamais immiscée dans mes histoires amoureuses jusqu'à ces derniers mois.

Je ne sais pas pourquoi mais elle a changé d'attitude depuis que je suis avec Luana.

Peut-être parce que pour la première fois notre relation s'est terminée brutalement.

Sans doute aussi parce qu'elle a vu en Luana, outre le fait qu'elle lui ressemble assez, mais en plus jeune, sa rivale la plus dangereuse.

Celle avec qui je risquais de passer un certain nombre, sinon le restant de mes jours...

Rompant ainsi avec le fil tordu de notre liaison discontinue...

Alors Bertille a sorti ses griffes pour me reconquérir et briser mon couple avec ma douce Luana.

Ce qu'elle ne savait pas, c'est que je ne fonctionne pas comme cela. Que les coups-fourrés pour me faire changer d'avis ne m'impressionnnent jamais.

Alors Bertille a essayé la douceur. Et là je dois dire que j'ai presque failli craquer. J'aurais volontiers, si je ne m'étais pas engagé avec Luana, cédé à la tentation.

Mais j'ai des principes et j'essaie de m'y tenir. Même si je rame durement et que cela me torture intensément, et le corps et le cortex.

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 Mais revenons-en au sujet qui vous taraude, la présence inopinée de Bertille à l'aéroport.

"Ouh... ouh... Charles....? c'est moi ...Bertille...!".

Effectivement il n'y avait aucun doute... Elle était bien là...

Elle s'était aussi levée aux aurores pour me rejoindre dans cet endroit, grâce sans doute aux informations glanées, comme d'habitude, auprès de la secrétaire d'Adèle, ma chef chez PM.

"- Je n'ai rien à te dire Bertille... le sujet est clos... comme je te l'ai déjà dit par SMS...

- Tu aurais pu me le dire de vive voix alors... cette façon de faire... est un peu lègère à mon sens...

- Je n'ai vraiment pas pu te le dire avant... et je n'en avais pas la force non plus sur le moment.... car j'étais bien avec toi...

- Ah tu vois... ton attitude peut donc prêter à confusion... Charles..

- Je suis d'accord... même si en l'espèce tu es un peu responsable de tout... car tu sais bien que j'ai toujours été trop tactile... que ma défense baisse inévitablement lorsqu'un geste affectueux m'est destiné... comme ceux que tu m'as offerts au Louvre..

- Voyons Charles...

- Bertille... on a fait beaucoup de choses ensemble... mais tout cela est bien fini... il faut que tu le saches... je suis bien avec Luana... et puis...

- Quoi encore..?

- Tout simplement... elle est enceinte... et je ne veux pas gâcher cela... comme avec Clothilde... J'ai décidé de m'inscrire désormais dans la durée... je vais être père et je dois assumer... nous deux c'est fini... alors laisse-moi définitivement tranquille...

- On en reparlera Charles... comme je te connais... on en reparlera... bientôt... et ce n'est pas moi qui viendrais vers toi... mais le contraire... j'en suis sûr... Allez je te laisse, comme cela personne ne pourra dire que je suis une briseuse de ménage.. Bon voyage au Burundi... et n'attrapes pas de coups de soleil lors de ta traversée du désert au Maroc...".

Sur ces dernières paroles, Bertille déploya sa silhouette féline du fauteuil où elle s'était installée peu auparavant et elle s'éloigna...

Je la suivis du regard jusqu'à ce qu'elle franchisse les portes coulissantes ouvrant sur l'extérieur.

Pour m'assurer qu'elle n'allait pas revenir...

Mais tel ne fut pas le cas.

Libéré... j'étais libéré désormais...

"Monsieur, la dame avec qui vous parliez a oublié ceci..." .

Un homme barbu me tira de mes songes en me tendant le foulard parfumé de Bertille, qui avait dû vraisemblablement glissé de son sac...

Je le pris... et le rangeais rapidement dans mon bagage à main. Car il était temps que j'embarque...

Lorsque l'avion décolla un peu plus tard, j'eus le temps d'apercevoir le long de la piste, derrière les grillages clôturant le domaine aéroportuaire, une silhouette blonde grimpée sur le marche-pied de son véhicule...

Bertille...

Elle m'adressa ainsi avec le balancement de son bras droit un au-revoir très émouvant...

18.03.2009

Cortex

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J'avais décidé de passer la nuit à Paris afin de pouvoir prendre mon avion tôt ce matin là...

Je me levais donc assez rapidement après une nuit de sommeil fort agitée.

De sommeil... hum...

Plutôt de cogitation intense...

Car mon esprit avait balayé un certain nombre de choses entre 23 heures et 6 heures du matin, sous les draps rêches de cet hôtel international.

Les derniers jours avant mon départ, Luana m'avait avoué un certain nombre de choses assez fortes.

Des mots très prenant qu'elle ne m'avait jamais dit depuis le début de notre relation.

Et que personne auparavant ne m'avait déclarés.

Ni Bertille, ni Caroline, ni Clothilde, ni les autres...

Des paroles qui n'étaient pas prononcées à la légère car très sincères et pleines d'amour.

Elle était aussi assez triste de ne pas venir avec moi après toutes ces semaines ensemble en Afghanistan, en Suisse ou en Floride.

J'étais assez gêné d'écouter ces confessions, surtout lorsque Luana m'a pris contre elle en larmes...

Je lui ai expliqué que moi aussi je vivais un bonheur absolu, mais que j'avais du mal à m'investir totalement.

Comme je l'ai toujours été.

Partagé.

Entre ma fidélité à Luana et...

Car d'un autre côté, l'irruption de Bertille m'avait aussi troublé.

Elle avait fait des efforts sur elle-même pour redevenir celle que j'avais connu auparavant.

Elle m'avait littérallement charmé au Louvre, bien que j'eusse officiellement dit le contraire.

Il s'en était fallut de peu pour que je craque ce jour-là et que je l'embrasse.

J'en avais eu envie à plusieurs reprises... C'est vrai... et cela je ne vous l'avais pas dit...

La première fois dans cet escalier... en la suivant...

Puis autour de la table du resto... alors que je parlais avec ma douce Luana.

Je suis et j'ai toujours été trop tactile en fait.

Le fait d'être en contact avec la peau de Bertille avait instantanément débranché mes radars de méfiance...

J'ai donc toujours été partagé et je crois que je le suis encore...

J'aimerais, je crois, vivre aussi bien avec l'une qu'avec l'autre.

Mais cela n'est pas possible.

Alors cela me déchire... et cette culpabilité me ronge de l'intérieur comme l'oxydation qui oeuvre discrètement en bord de mer.

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Après une bonne douche, et une longue conversation téléphonique avec Luana, j'ai avalé rapidement mon petit-déj' dans la salle commune.

C'était d'un triste.

Beaucoup de couples ensemble... avec ou sans enfants... et qui, je trouve, illustraient parfaitement le long travail de sape des années entre un homme et une femme.

Des jeunes... qui prenaient plaisir à profiter encore du Dieu Amour planant au dessus d'eux... avant que la banalité du quotidien ne les rattrape et ne les lasse... et qu'ils découvrent que l'autre n'a pas que des qualités intrinsèques... et qui saisissaient n'importe quelle occasion pour se bécoter...et se toucher... entre 2 croissants et un yaourth à l'abricot...

Des trente-et-quarantenaires... qui passaient leurs temps à faire de la police éducative vis-à-vis de leurs progénitures et qui s'échangeaient quelques paroles, avec ou sans sourire forcé... tout en regardant à gauche et à droite tout visiteur entrant dans la salle à manger... afin de tenter éventuellement leur chance, ailleurs, avec quelqu'un d'autre... comme un guépard guettant sa proie dans la savane.

Des néo-retraités, aux poches bien pleines, mais qui voyageaient indubitablement pour essayer de combler le vide dans leur vie. Ailleurs c'est toujours mieux qu'ici... alors allons-y.... et si on ne trouve rien, et bien on pourra toujours raconter à nos amis ou familles que "c'était-extraordinaire-ce-coucher-de-soleil-sur-la-cordillière-des-Andes" ou "c'était-magique-et-incroyable-ces-petits-enfants-qui-vivaient-avec-presque-rien-sur-les rives-du-Gange...."

Des vieux... très usés par la vie, et qui avaient jeté tout espoir d'une vie alléchante... le nez plongé dans leur tasse de café ou dans les pages boursières de leurs journaux... tout ceci dans le plus grand silence linguistique... leurs bouches ne servant plus qu'à faire entendre des slurrrrrps lors des déglutitions... ou des claquements de dentiers lorsque la mastication avait pris fin...

Et moi tout seul à cette petite table, le regard perdu, juste à l'entrée, naviguant entre 2 rives, avec le côté gauche de mon cerveau qui songeait à Luana et avec le côté droit qui s'interdisait de penser à Bertille...

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Une navette m'amena ensuite à l'aéroport et après avoir enregistré mes bagages j'allais donc jusqu'à une banquette pour m'asseoir face aux pistes. En attendant que l'on puisse rejoindre la salle d'embarquement.

J'ai toujours aimé voir les avions en bout de piste, tous freins bloqués, faire ronfler leurs moteurs puis s'élancer à fond avant de décoller...

Tandis que j'observais un Airbus effectuer cette manoeuvre, je sentis une effluve connue.

Je ne prêtais pas attention à cette odeur plus que cela car le hall, presque plein à craquer, en dépît de l'heure matinale, en contenait tellement.

"Charles... mais quel hasard... toi ici..."

Bertille...

Oh non ce n'était pas possible... mon cortex me jouait-il un tour ou était-il en surchauffe?

Elle posa sa main sur mon épaule.

"Ouh... ouh... Charles....? c'est moi ...Bertille...!".

(à suivre)

16.03.2009

Carnets de route (1)

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Le Burundi est un superbe pays...

mais pas simple aussi...

car mes problèmes n'ont visiblement pas quitté mes bagages.

Alors je fais avec...

Gonflée...

Lorsque j'ai embarqué... elle était là...

Je l'aurais reconnue entre mille...

Elle a osé venir à l'aéroport...

"Comme cela je serais la dernière personne que tu auras embrassé..avant de partir..." m'a dit Bertille...

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Sur les joues ... oui..

ps: je reviendrais tout à l'heure... avec un petit carnet de route.

13.03.2009

Au revoir

Ceci sera mon dernier message.

Je partirai sans Luana (qui ne veut pas y aller vu les risques...) demain pour le Burundi à titre professionnel.

Puis, afin de faire le point sur moi-même, je rejoindrai sans doute mon ami Karim au Maroc.

Pour au moins 3 longues semaines... mais c'est à voir...

Pour, entre autres, accomplir à titre personnel la traversée du Sahara.

Je n'emporte rien avec moi, pour la première fois depuis 9 mois.

Pas de téléphone ou d'ordinateur portables, rien... sauf un bloc-notes et mes pensées....

J'ai besoin du silence...

J'ai besoin de voir les étoiles...

J'ai besoin de sérénité pour mieux préparer ma future paternité.

Et apaiser les tortures internes qui me déchirent...

A bientôt.