30.09.2008

Le secret

songes d'une nuit d'été.jpgEn descendant les quelques marches, je pris conscience qu'il faisait très sombre et frais dehors. Surtout par rapport au salon où la promiscuité des danseurs avait bien échauffé nos corps. J'avais une dizaine de mètres d'avance sur Aliénor et j'attendis qu'elle me rejoigne. "Que t'arrive-t-il Aliénor? tu as un problème?" ...."Oui Charlemagnet! j'ai un problème existentiel qui me mine depuis quelques temps déjà...".

"J'ai 20 ans ...et j'ai peu connu d'aventures masculines depuis mon adolescence. J'ai beaucoup de mal avec les garçons de mon âge, que je trouve immatures et ennuyeux. Quant aux autres, plus âgés, ce sont souvent des coureurs qui ne pensent qu'à une chose...avant de détaler..". Je me demandais bien où Aliénor voulait en venir. Elle saisit alors ma main gauche, la souleva et déposa un baiser dessus.

Un geste en soi non répréhensible et inédit, puisqu'elle le faisait souvent depuis 10 ans. Depuis le départ si brusque de son père. "Le problème, c'est que je suis amoureuse de quelqu'un, alors que je ne le devrais pas. Il est en couple avec quelqu'un déjà et tu le connais bien! tout comme sa maîtresse aussi!". Je me creusais alors les méninges pour essayer de trouver, dans le petit monde qui tournait autour d'Aliénor, celui qui avait déclenché cette peine!. "Jean-Charles?"... "Oh non Charlemagnet, pas lui!"...."Pierre de T...?"....."Non plus! c'est vrai que je l'aime bien! mais il est fiancé et je respecte trop Clotilde!"... Je passais en revue une dizaine de noms et bientôt je n'eus plus aucune idée. "Je ne sais pas, Aliénor! ...". En tous cas, cela ne pouvait pas être moi, car ma relation avec Bertille était toujours restée secrète.

Je levais alors le regard des mains d'Aliénor pour voir ce qu'elle allait me dire.  Je vis qu'une petite larme avait déjà parcouru tout son visage pour se perdre dans son cou. D'autres larmes, toutes aussi discrètes, ruisselaient elles aussi et allaient se perdre sur son corps. Ses yeux brillaient trop intensément par rapport à d'habitude. Ses joues s'empourprèrent. Elle éclata alors en sanglots. "Non Aliénor, tu ne peux pas pleurer le jour de tes 20 ans! en plus pour ....".

Je n'eus pas le temps de finir ma phrase. Aliénor s'approcha de mon visage et m'embrassa fougueusement. Je reculais immédiatement, assez gêné, mais elle recommença. Puis elle se leva, sans un mot, et rejoignit ses invités en courant.

J'étais totalement emprunt de malaise et de honte. En plus, à ce moment là, j'aperçus Bertille, au 1er étage, derrière la vitre de sa chambre, avec un regard fixe et glacial, et un mauvais sourire crispé...

29.09.2008

Coming out

Puisque se découvrir  devient la dernière tendance des blogs, me voici... enfin!

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Charlemagnet, descendant (indirect) de Charlemagne (celui qui a inventé l'école)

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et neveu par alliance d'un empereur romain un peu désinvolte!

 

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allez, je ne vous fait plus attendre!

 

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Et hop!

 

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moi ou pas.jpg

 

n.b : j'avais un peu forcé sur les pâtes au moment de prendre la pose avec M. BOTERO. Qui a, comme a son habitude, un peu exagéré les traits.

n.b2 : bref, seule la tête me ressemble un peu, et de loin encore!!

Aliénor

en bretagne.jpg.jpegAliénor est la fille aînée de Bertille. On a peu d'écart en âge finalement puisque Bertille l'a eu très jeune. Lorsque j'ai débarqué à Paris, elle était encore toute jeune. Elle, 10 ans et moi 18 ans. Je vous rassure tout de suite. A cette époque, il ne s'est rien passé entre elle et moi. Ni entre Bertille et moi d'ailleurs. Durant ces 3 années où j'ai séjourné dans cette gentille famille aristocrate, j'ai noué peu à peu des liens avec Aliénor. Le soir, elle aimait venir m'embêter dans ma chambre, avant d'aller se coucher. Elle venait un petit quart d'heure, le temps que Bertille lise une histoire à sa soeur, Blanche. A chaque fois, elle entrait en frappant à la porte, et sans attendre de réponses. Du coup, j'étais habitué de sa venue et j'évitais toute tenue négligée. Aliénor commençait donc par venir s'asseoir sur mon bureau. Et fouiller dans mes cours et mes petits papiers. Bien entendu, mon agenda, jamais rangé, avait droit aussi à son inspection. "C'est qui elle? je la connais" me demandait-elle fréquemment à propos d'un prénom noté à côté d'une heure de la journée. "euh, non! c'est la secrétaire de la fac. je dois lui apporter mon T.D". "Et elle?"..... "Non plus, c'est une copine avec qui j'ai rendez-vous pour aller au ciné!"... "Tu l'aimes?" .... "Mais non c'est une copine comme ça...".... "C'est quoi comme ça?"...."Et bien ça veut dire qu'on est copains simplement, sans être amoureux!". etc, etc....

Aliénor adorait donc s'informer sur ma vie. Pas sur celle des autres étudiants, car "ils lui faisaient peur", et surtout celui du Penjhab, avec sa barbe touffue et son turban. Elle me parlait aussi de ses journées à l'école en primaire. Passionnant! De ses fâcheries avec Camille ou de ses fous-rires avec Adèle ou Aude. Ce qui fait que je connaissais pratiquement toute la classe. De noms. Et de vu aussi, vu que pour arrondir mes fins de mois, j'allais souvent la récupérer à la sortie de son établissement catholique. Avec sa petite soeur. J'ai donc vu grandir Aliénor durant 3 ans à cette époque. Je l'ai vu aussi sortir de l'enfance et passer à l'adolescence. Mais Aliénor était comme Bertille, fondamentalement gentille. Ce qui fait que cette période se passa bien. Malgré le décès de son père, qui ne la déstabilisa pas trop, mais la rapprocha de sa mère. De mon côté, j'essayais de jouer le rôle du grand frère, et cela arrangeait bien Aliénor lorsque les garçons du collège devenaient insistants.

Après mon départ, je revins régulièrement chez Bertille. Lorsque celle-ci me conviait de temps à autre à dîner, seul ou accompagné. Aliénor était toujours aussi inquisitrice sur ma vie. Mais comme je l'aimais bien, cela ne me dérangeait guère. Elle me donnait même quelques conseils sur les secrets féminins et s'amusait à me critiquer lorsqu'elle estimait que ma copine du moment n'allait pas avec moi. De son côté, Aliénor avait beaucoup de succès, son élégance plaisant beaucoup aux jeunes gominés à la raie impeccable. Mais Aliénor s'en moquait assez, et peu d'entre eux ont pu gôuter à la joie d'un baiser. Aliénor préférait ses études et le piano. Point final.

L'été de ses 20 ans, Bertille avait donné une grande fête en l'honneur de sa fille, avec un tas d'amis dans la maison de campagne de famille. J'avais bien sûr été invité, mais seul. Le temps était magnifique ce soir-là. L'alcool coulait à flot raisonnable et la musique étourdissait aussi les têtes. Toute la soirée, j'avais bien rigolé avec quelques jeunes filles, amies d'Aliénor. Celle-ci leur avait tant parler de moi que j'avais un tas de réponses à leur apporter. De son côté, Aliénor était ravie mais je voyais bien aussi que quelque chose la gênait chez moi, puisqu'elle me regardait trop souvent avec son oeil noir. A la fin d'un slow un peu trop langoureux avec une jeune brune dont j'ai oublié le prénom, Aliénor se faufila jusqu'à moi et demanda poliment à prendre la place de ma cavalière.  Je la pris dans mes bras et "hôtel california" égréna ses premières notes. A la fin du morceau, durant lequel nous n'échangeâmes pas trop de paroles, je sentis bien que les mains d'Aliénor ne me lâchaient pas. Finalement, un morceau de U2 facilita aussitôt la chose et je sortis prendre l'air dans le parc.

"Charlemagnet, attends moi s'il te plait, il faut que je te parle, hum..., comment dire..., de quelque chose d'important pour moi..." me lança Aliénor du haut du perron.

27.09.2008

Et vous mesdames...?

ESCORT.jpgAvec Cliente(1), son nouveau film adapté de son roman éponyme, la réalisatrice de Gazon maudit continue à bousculer les tabous. Nathalie Baye joue Judith, une quinqua divorcée qui s’offre les services sexuels d’escort boys. Extraits : autour du plaisir, des sex-toys et de la difficulté d’être… un homme.

(Paru le 18.09.2008 sur le Figaro.fr), par Elizabeth Gouslan

Madame Figaro. Vous videz le thème de l’escort boy de tous ses clichés ordinaires. Ce n’est pas un play-boy, c’est un type qui vit en banlieue, issu du prolétariat, et qui fait ça pour subvenir aux problèmes financiers de son entourage…
- Josiane Balasko. C’est ce qui a beaucoup choqué les producteurs. Je pars toujours de modèles masculins, parce qu’on vit tout de même dans un monde d’hommes. Si on veut avancer, voyons ce qui se passe chez eux ! Depuis l’Antiquité, ils ont eu les harems, les putains, les call-girls, mais l’homme qui se prostitue n’est pas un sujet abordé au cinéma et il est tabou. Mon escort, joué par Éric Caravaca, je voulais en faire un type gentil. C’est un bon petit-fils, qui gâte sa grand-mère, sa famille et ses copains. Quant à Judith (Nathalie Baye), elle incarne la femme d’affaires qui utilise les services sexuels d’un professionnel. Elle fait du téléachat, elle est donc dans un monde de vente et d’achat. Elle contrôle tout : sa vie professionnelle, ses désirs, son plaisir. Elle n’est pas dans l’émotionnel.

Que ce soit la belle-mère jouée par Catherine Hiegel, les filles Isabelle Carré et Marilou Berry, ou vous deux, les femmes ne sont pas très heureuses en amour dans le film. Vous y faites le constat d’une misère sexuelle et affective très largement partagée.
Nathalie Baye. D’une solitude plutôt. En réalité, on serait très surpris de voir que sur quarante femmes qui font appel à des amours tarifées, on va en trouver quarante au profil totalement différent.

Comment expliquer que la relation à l’escort boy nous choque encore ?
Josiane Balasko. Parce que ce sont des schémas dominants. S’acheter du plaisir est un des derniers bastions masculins. Une femme seule dans un dîner est mal vue socialement mais si elle s’offre la compagnie d’un homme, c’est encore plus mal perçu.

Nathalie Baye. Cela dit tout évolue. Il y a de plus en plus d’homosexualité féminine, de gays, d’adoption chez les couples homos. « Il s’est passé cinq cents ans entre ta jeunesse et la mienne », me disait ma grand-mère. Je crois que je dirai la même chose à mes petits-enfants ! !

Les tabous volent en éclats et les sex-toys font, dit-on, la fortune des magasins spécialisés…
Josiane Balasko. Ah oui ! le petit canard jaune ? Moi, je ne sais pas comment on s’en sert.
Nathalie Baye. Mais c’est un vibromasseur.
Josiane Balasko. Je croyais que c’était celui de la pêche aux canards des enfants. Non, comme ça n’a pas une forme phallique mais bien une forme de petit canard, je trouvais très curieux de le mettre dans le vagin.
Nathalie Baye. Cela procure des vibrations qui donnent du plaisir.

Josiane Balasko. Je savais bien qu’avec ce film je tenais un sujet chaud !
Nathalie Baye. Dérangeant surtout.
Josiane Balasko. Soyons précises : les sex-toys ne sont pas que des objets. On définit ainsi les très beaux jeunes gens qui accompagnent des beautés de papier glacé dans les magazines de mode. C’est un accessoire et un homme, le sex-toy.

Nathalie Baye. Les trois-quarts des magazines féminins transforment les femmes en terreurs sexuelles. Voyez les articles : « Comment être le plus sexy possible? » « Comment piquer le mec de votre meilleure amie? » « Comment avoir cinq orgasmes dans la nuit…? »

Revenons à l’homme-objet, croyez-vous qu’il soit en voie d’extension ?
Josiane Balasko. Sur le Net, on en trouve des tas qui se présentent comme tels.
Nathalie Baye. C’est un fantasme répandu. Il y a des femmes qui aiment être soumises, des hommes qui aiment être des objets.
Josiane Balasko. Le fantasme de s’offrir un gigolo est un fantasme féminin, comme celui de devenir une prostituée pour une nuit. On se dit : je vais être payée ou je vais rencontrer un inconnu que je vais payer pour qu’il fasse ce que je veux.

Peu de femmes passent à l’acte toutefois…
Josiane Balasko. Je ne crois pas. Le fantasme sado-maso, c’est ça. Ce sont des hommes dans des positions dominantes dans la société, des p-dg, des hommes politiques, des individus très autoritaires. Mais dans une relation tarifée, le client est toujours le roi, même s’il se fait piétiner par une fille en talons aiguilles !

Mais les hommes aussi ont eu des demandes énormes envers les femmes…
Nathalie Baye. Non, je ne pense pas. N’oublions jamais qu’il y a une injustice et un déséquilibre fondamental entre les hommes et les femmes. Eux, il faut qu’ils soient sexuellement opérationnels tout le temps. Une femme peut faire l’amour quand elle en a envie, organiquement un homme ne peut pas. C’est épouvantablement difficile d’être un homme et d’assurer. Les voilà dépendants au Viagra. Moi, je trouve que leur position est très périlleuse.
(1) En salle le 1 er octobre.

J'attends donc vos réactions à cette interview.

26.09.2008

Jusqu'au petit matin

au bord de ma mer.jpgAu loin là-bas, remarques-tu, près du rivage,

Ces deux amoureux, bien sages,

Qui s’en vont marchant, main dans la main,

Ne pensant déjà qu’au lendemain…

Ne les vois-tu pas mon Amour ?

Ils se sont jurés de s’aimer toujours…

Regarde-les de plus près, Ils sont nous hier,

repartant sur de nouvelles bases, si fiers.

Avec elle, tu as oublié enfance et  mauvais traitements,

D’hôpital, en thérapie tu as erré et pourtant…

De croire en toi, en nous, je n’ai jamais cessé,

Dix longues années, se sont ainsi écoulées.

La souffrance, la misère, chacun avons connu,

Malgré la douleur, dans l’ombre, je t’ai soutenu.

Après ces années de galère, tu t’en es sorti

Mais ce n’est pas pour autant que tu sois guéri.

Chaque jour, tu mènes un combat contre tes démons

Revenue à tes côtés, ensemble nous les vaincrons.

L’écume caressant leurs pieds, assis au bord du rivage,

Deux amoureux, pas bien sages,

S’embrassent comme au temps des fiançailles,

Et profitent largement de leurs retrouvailles

A aucun moment ils ne pensent à demain,

Ils s’aimeront ainsi, ardemment, jusqu’au petit matin.

25.09.2008

La fin...

CHUTE.JPG

...de mon cauchemar? OUI indéniablement.

Car ce matin, une main fine et chaude m'a caressé le visage et réveillé. Les yeux toujours fermés,  je reconnais ce parfum, mille fois hûmé sur une peau 10.000 fois embrassée.

Bertille!

J'ouvre assez difficilement les yeux. Et Bertille est à mes côtés, assise sur le rebord de mon lit. Si belle! Et je suis toujours à l'hôpital, visiblement! Mes sangles protectrices m'ont été remises car je ne peux pas bouger. Bertille les défait rapidement.

"Ca va mieux Charlemagnet? cela fait une semaine que tu avais de la fièvre... Tu as énormément déliré... Tu as même pleuré dans ton sommeil... " m'explique cette chère et douce Bertille. Derrière elle, j'aperçois aussi Maria, avec un sourire encore crispé et les yeux gonflés.

"Mais tu n'es pas morte alors?" lui réponds-je. Et je la serre aussitôt dans mes bras. Très fortement mais aussi si amoureusement.

"Comment..? Qu'est-ce-que tu dis..? Cela fait presque 12 jours qu'avec Maria nous nous relayons à ton chevet!.. Tu nous a beaucoup inquiété depuis ce samedi soir où tu t'es évanoui subitement au sortir du bain. J'ai dû appeler le SAMU et ils t'ont transporté ici en urgence. Avec 40,5° de fièvre! Puis, les médecins nous ont dit que c'était normal, les délires, à cause du microbe que tu avais attrapé en Amérique du Sud. Maintenant tout est fini. Les médecins ont identifié ce parasite et t'ont injecté le traitement adéquat...Tu vas pouvoir bientôt sortir d'ici et rentrer Boulevard Saint-Michel!".

Je suis totalement heureux. Bertille est vivante. Bien vivante. Merci mon Dieu.

24.09.2008

L'un sans l'autre...

23.09.2008

C'est terrible...

Le départ si rapide de Bertille m'a laissé pantois et terriblement triste. Je dors très mal la nuit, il m'arrive même de rallumer l'ordinateur et de surfer sur le Net. Je ne sais pas pourquoi mais cette nuit j'ai atterri sur ce site, tenu par une dame, professeure dans un hôpital. C'est terrible son métier! C'est terrible la maladie dans une famille! C'est terrible le départ lent et la souffrance d'une personne! C'est terrible pour ceux qui savent un secret et pour ceux qui ne savent pas et dont l'issue est déjà tracée. Je ne suis donc pas le plus à plaindre en ce moment car ma peine a été subite et irrémédiable. Vous pouvez aller lire sur ce site si vous le voulez mais attention... il faut être fort car les choses racontées sont assez dures.

http://cris-et-chuchotements.over-blog.com/

22.09.2008

Je vous prie de m'excuser...

... mais ces derniers jours mon chagrin a été si immense. J'ai perdu définitivement Bertille après une semaine de malheur. Je suis totalement perdu en ce moment. Je n'ai plus de repères. J'avais retrouvé Bertille et une semaine plus tard à peine, elle est partie à tout jamais. Les obsèques se dérouleront ce jour. Je prendrais ensuite quelques jours de retrait afin de remonter la pente.

A bientôt...

21.09.2008

Le jour du seigneur

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