01.04.2009

Une nuit avec ... (1/4)

Savez vous où Charl' a abandonné le foulard de Bertille ?

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Tout simplement avant son retour , il l'a donné à Karim, en partie afin que Luana ne le découvre pas, mais surtout parce qu'il n'arrivait pas à  s'en débarrasser.
 
Karim avait eu droit à quelques confidences de Charl' auparavant, et il trouva plus prudent de ne pas égarer ce morceau de tissu mais plutôt de le mettre en lieu sûr, et ce, sans que celui-ci ne le sache.

Mieux valait conserver une botte secrète avec Bertille...

En rangeant les bagages de son hôte, il trouva ainsi ma carte professionnelle, et me contacta alors pour savoir s'il pouvait m'envoyer le fameux foulard afin de l'enfermer dans un des coffres de mon lieu de travail.

Ainsi celui-ci serait facilement et rapidement récupérable le cas échéant. Par ailleurs et anonymement j'envoyais la clé à Charl', qui en était après tout le propriétaire.
 
Quelques jours s'écoulèrent et un matin Karim m'appela en urgence. Depuis son retour, Bertille harcelait son ex-amant pour récupérer son bien. 

Elle lui avait fixé un ultimatum...

Si elle ne le récupérait pas avant le lendemain, elle téléphonerait a Luana car elle avait quelques révélations à lui faire .

Seulement nous étions vendredi après midi et la banque allait fermer pour le week end! Karim appela Charlemagnet, un peu interloqué, et lui révéla le pot aux roses en lui indiquant la marche à suivre : se rendre de toute urgence dans mon agence au moyen du 1er TGV.
 
A 18h22 un homme sonna  à la porte. Bien que je ne l'ai jamais vu, je sus que c'était lui ... 

Nous discutâmes 2 min dans mon bureau le temps que je récupère le trousseau de clé des coffres. Il nous fallait faire vite... avant que la salle des coffres ne soit définitivement close.
 
Nous y descendâmes à vitesse accélérée, ouvrîmes la boîte au secret et récupâmes le bien de Bertille lorsque derrière nous la minuterie du compte-à-rebours se fit entendre.

"- Plus qu'une minute pour sortir M. Charles, vite...."

Mais celui-ci était prostré devant le coffre, le regard ailleurs, et le bout de tissu entre les doigts.

- Vite...."

Clac... le piège se referma...

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Sans que notre reporter ait bougé d'un cil, toujours hypnotisé...

Je lui arrachais le foulard des mains, le glissait dans sa poche et il reprit conscience comme par magie .
 
- Nous sommes coincés... et sans téléphone car le mien est dans mon bureau.... et vous?

- Heu non ! il est dans votre bureau également... j'ai laissé ma sacoche là haut ...".
 
Et bien il ne nous restait plus qu'à attendre... au minimum jusqu'au lendemain... et au pire jusqu'au lundi matin...

Seul Karim savait où était son ami mais il ne s'inquièterait pas plus que ça, étant habitué à ce que celui-ci ne réponde presque jamais à ses appels... Et me concernant personne ne risquait non plus de s'inquièter de mon absence. Mon mari était en déplacement pour 15 jours, mes enfants étaient chez mes beaux parents pour la soirée car ce soir je devais sortir avec Aurélie, une de mes amies.

Nous nous asseyâmes sur le sol moquetté et la longue attente commença.

Dans le silence. 

Charl' était peu causant à vrai dire.  Je le sentais plein de tristesse, perdu dans ses pensées... et moi je n'avais pas envie de parler non plus, car je songeais à tous mes futurs problèmes, avec ma direction, mon mari, lorsqu'on allait nous retrouver là...

A 20 heures, la pièce fut plongée dans l'obscurité et la climatisation stoppée... pour des raisons de sécurités...

Nous n'étions plus éclairés que par la lumière permanente rouge de l'armoire anti-incendie.

 Au fil des heures, la température grimpa de quelques degrés, en même temps que notre faim et soif.

J'avais des fourmis dans les jambes et je me décidais à marcher un peu... enfin plutôt à tourner en rond...

C'est ainsi que je découvris un carton dans un coin empli de bouteilles de champagnes... des restes d'un pot récent d'un départ en retraite...

Je proposais à Charl' de reprendre des forces avec ce nectar...

Il ne se fit pas prier plus de 2 secondes...

Une puis deux... puis trois... bouteilles ... puis la caisse entière furent vidées... d'abord avec une certaine gêne puis dans un grand fou-rire... commun.

La nuit passa ainsi fort gaiement et le sommeil nous rattrapa sans que l'on s'en aperçoive...

"- Eloïse.... ça va...?"

J'ouvris les yeux...

Face à moi se tenait mon directeur... et un agent de sécurité.

Ils avaient été alertés par Aurélie qui, en me cherchant vainement dans la ville toute la nuit, avait finalement aperçu ma voiture garée près de l'agence en rentrant chez elle au petit matin, et vu mes affaires posées sur mon bureau...à travers la baie vitrée... heureusement que je n'avais pas fermé mon store.. 

Il était 7 heures du matin... et on avait un mal de crâne terrible...

"- C'est un peu de ma faute toute cette histoire.... je suis arrivé tardivement et nous avons été enfermés ici... ne faites pas de problèmes à cette dame...qui a une conscience professionnele rare... et puis tous les frais sont à ma charge... je vous dois bien cela..." expliqua soudainement Charlemagnet en se levant... le visage enjoué.

Dans la matinée, celui-ci regagna Paris et rendit le foulard champagnisé à Bertille... et moi j'en fus quitte pour une belle frayeur... mais tout s'arrangea... fort heureusement...

Eloïse

www.lavraivieloise.hautetfort.com

 

Commentaires

mais quelle nuit! quelle nuit!

mais au fait cétait quel cru le champagne?

Ecrit par : la virge | 01.04.2009

je ne me rappelle plus car j'étais un peu trop imbibé... je n'ai pas trop l'habitude de boire à vrai dire...

Ecrit par : charlemagnet | 01.04.2009

moi non plus je ne me souviens plus je crois que c'était du dumm mais pas sûr , je demanderai à mon patron à l'occasion !

Ecrit par : eloise | 01.04.2009

Je connaissais ceux qui reste coincée dans les ascenseurs,
mais dans une salle de coffre ! Génial, plus de place, de la moquette... c'est bien les banques ! dommage qu'il n'en reste aucun souvenir....

Ecrit par : Virginie | 01.04.2009

des souvenirs il en restent certains , mais tu connais la devise du blog , chut tout doit rester secret entre nous ...

Ecrit par : eloise | 01.04.2009

à Eloïse:
en tous cas il était bon... ce champagne.

à Virginie:
si... si... il en reste quelques uns... mais chut.......

Ecrit par : charlemagnet | 01.04.2009

Quel suspens...une suite?

Ecrit par : tifenn | 01.04.2009

à Tifenn:
je ne sais pas... c'est Eloïse qui le sait... :)

Ecrit par : charlemagnet | 01.04.2009

Il a été bien sage notre ami....

Ecrit par : ysa | 01.04.2009

toujours...! :)

Ecrit par : charlemagnet | 02.04.2009

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