11.09.2008

Bertille (suite encore...)

trouville 1995.jpg.jpegJe ne vous ai pas dit. Mais lorsque je suis rentré d'Oslo assez éreinté mardi soir, en trifouillant mon courrier, mon regard a été interpellé par une lettre à en-tête de la maison de V... Bertille? J'ouvrais donc vite cette petite missive au format d'une carte de voeux et à l'intérieur je trouvais quelques mots hâtivement rédigés. "Mon cher Charlemagnet, je me permets de t'envoyer ces quelques mots, après 24 mois de silence (et j'espère que tu auras l'obligeance de m'accorder le pardon), car il faut que je te vois de toute urgence. Bertille." J'appelais dans la foulée au numéro indiqué sur la carte, qui n'avait en fait pas changé, et je tombais sur Maria. Toujours là elle! Celle-ci me passa alors Bertille.

"Charlemagnet, tu ne dois pas le savoir mais feu Romaric, mon nouveau mari, est décédé l'an passé d'une crise cardiaque. Je vis donc désormais seule ici dans ce grand appartement que tu connais. J'ai régulièrement des nouvelles d' Aliénor et de Blanche. Mais comme elles ont quitté Paris pour suivre leurs époux en province, je suis pratiquement souvent seule ici. Ce dont je ne me plains pas. Car lorsque tout ce petit monde débarque aux vacances, je prends vite conscience qu'être grand-mère est un métier éreintant". "Certes, certes" me dis-je "mais j'espère qu'elle va vite en venir aux faits". Après 5 longues minutes de palabres inutiles, j'appris alors que Bertille souhaitait que je l'accompagne à une réception privée.

"Charlemagnet, tu sais que sa sainteté Benoit XVI sera à Paris dès vendredi. L'ambassade de X.... m'a envoyé une invitation pour assister à un gala de bienfaisance vendredi en fin d'après-midi. Notre famille participant depuis des décennies aux oeuvres de charité d'une association d'aide aux orphelins lépreux, je me dois absolument d'y être. Et j'ai pensé à toi pour m'accompagner. Comme avant...". Aïe, aïe, aïe... le moins que l'on puisse dire, c'est que j'aurais préféré aller à Versailles avec elle voir Jeff Koons. Mais bon... "Entendu" lui dis-je. "Et naturellement, Charlemagnet, tu seras mon hôte ici jusqu'à dimanche si cela ne te dérange pas non plus. Je t'attends vendredi en début d'après-midi, et n'oublie pas que cette fois tu ne pourras pas venir en RER. Parce que la station St-Michel sera fermée pour raisons de sécurité. Viens en taxi pour une fois. Ce sera aussi rapide et plus pratique. Et puis tu seras aussi bien en voiture avec toutes tes affaires".

Mais comment fait-elle Bertille? A chaque fois qu'elle me demande quelque chose, je n'ai jamais dire pu lui dire non. Me voilà donc embarqué, contre toute attente, à une soirée où je vais devoir m'habiller en smoking à queue de pie. Mouais!... Bon bien sûr je vais rester chez Bertille quelques jours, car cela lui fera plaisir. Et à moi aussi... Et cela me permettra aussi d'en savoir un peu plus sur elle depuis notre dernière rencontre... Et puis, comme je peux aussi y travailler tranquillement dans mon coin la journée, cela ne me perturbera pas dans mes rédactions.

Bref si cela vous intéresse, je vous raconterais cette soirée papale et le reste dans quelques jours...