29.09.2008
Coming out
Puisque se découvrir devient la dernière tendance des blogs, me voici... enfin!
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Charlemagnet, descendant (indirect) de Charlemagne (celui qui a inventé l'école)
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et neveu par alliance d'un empereur romain un peu désinvolte!
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allez, je ne vous fait plus attendre!
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Et hop!
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n.b : j'avais un peu forcé sur les pâtes au moment de prendre la pose avec M. BOTERO. Qui a, comme a son habitude, un peu exagéré les traits.
n.b2 : bref, seule la tête me ressemble un peu, et de loin encore!!
17:36 Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : moi
12.09.2008
Quelques réponses...
La semaine passée, je vous avais proposé un petit jeu, destiné à cerner mes autres activités rémunératrices. Voici mes réponses.
-modèle pour peintre? oui je l'ai été quelquefois en privé pour Bertille mais c'est tout! pour l'instant...? et en plus il fait froid dans le plus simple appareil! sans compter que rester des heures sans bouger dans cette non-tenue, est un peu frustrant!
-"nègre"? oui j'ai pigé quelquefois dans le passé pour des journaux ou des particuliers, mais désormais je ne le fais plus car on est quand même pas mal exploité (vu le nombres d'heures à écrire et à réécrire...) et déconsidéré (est-ce normal d'attendre dans l'antichambre d'un nanti durant 2 heures que Mossieur daigne sortir de son lit pour venir raconter sa première chasse-à-cour? non!! plus jamais ça!!).
-testeur de voitures de prestige? devinez? je l'eus fait avant, mais maintenant c'est fini! vu la radinerie de ces sociétés de luxe qui mettent 3 mois à vous rembourser les frais engagés et à vous payer le reportage! et qui ne sont pas les dernieres à râler et à chercher la petite bête pour une petite rayure de rien du tout sur une jante (peut-on faire autrement que rouler dans un chemin lorsqu'on essaie un 4X4?) ou pour une remarque un peu trop négative sur une option chèrement facturée. bref tout est un peu pipé et je n'aime pas ces publi-reportages subjectifs!
- agent de renseignements? non je ne rentre pas dans ce petit jeu, certes nécessaire pour notre pays, mais qui bien souvent implique l'emploi de procédés contraire à mes principes.
-escort-boy? oui je le serais ce soir, spécialement pour Bertille. et vous vous doutez bien que, dans ce genre de soirées de bienfaisance, l'ennui arrive, à mon sens, bien plus vite que prévu vu l'âge canonique des participants. bref...! sinon à part Bertille, je l'ai fait aussi gracieusement pour des amies dans le passé, et je suis toujours prêt à rendre service à une personne (volontairement?) esseulée. mon prix? rien du tout. c'est toujours gratuit. et si le courant passe bien avec cette personne, c'est encore mieux car la nuit peut toujours être longue et enfiévrée...
- chargé de ménage chez L....e? c'eut été avec plaisir mais cette jeune maman trentenaire est aussi une parfaite fée du logis. et si elle peut, le cas échéant et accidentellement, être débordée par les tâches, elle peut toujours compter sur A...x, son mari, pour venir l'aider. donc je n'ai rien à faire dans son bel appartement haussmanien! tout y est fait régulièrement et dans les règles de l'art : repassage de ses petites affaires, lustrage de ses bottes argentines ou de son véhicule de collection (alors cette vente, toujours d'actualité ou non?)... quel dommage?!
09:09 Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : moi
11.09.2008
Bertille (suite encore...)
Je ne vous ai pas dit. Mais lorsque je suis rentré d'Oslo assez éreinté mardi soir, en trifouillant mon courrier, mon regard a été interpellé par une lettre à en-tête de la maison de V... Bertille? J'ouvrais donc vite cette petite missive au format d'une carte de voeux et à l'intérieur je trouvais quelques mots hâtivement rédigés. "Mon cher Charlemagnet, je me permets de t'envoyer ces quelques mots, après 24 mois de silence (et j'espère que tu auras l'obligeance de m'accorder le pardon), car il faut que je te vois de toute urgence. Bertille." J'appelais dans la foulée au numéro indiqué sur la carte, qui n'avait en fait pas changé, et je tombais sur Maria. Toujours là elle! Celle-ci me passa alors Bertille.
"Charlemagnet, tu ne dois pas le savoir mais feu Romaric, mon nouveau mari, est décédé l'an passé d'une crise cardiaque. Je vis donc désormais seule ici dans ce grand appartement que tu connais. J'ai régulièrement des nouvelles d' Aliénor et de Blanche. Mais comme elles ont quitté Paris pour suivre leurs époux en province, je suis pratiquement souvent seule ici. Ce dont je ne me plains pas. Car lorsque tout ce petit monde débarque aux vacances, je prends vite conscience qu'être grand-mère est un métier éreintant". "Certes, certes" me dis-je "mais j'espère qu'elle va vite en venir aux faits". Après 5 longues minutes de palabres inutiles, j'appris alors que Bertille souhaitait que je l'accompagne à une réception privée.
"Charlemagnet, tu sais que sa sainteté Benoit XVI sera à Paris dès vendredi. L'ambassade de X.... m'a envoyé une invitation pour assister à un gala de bienfaisance vendredi en fin d'après-midi. Notre famille participant depuis des décennies aux oeuvres de charité d'une association d'aide aux orphelins lépreux, je me dois absolument d'y être. Et j'ai pensé à toi pour m'accompagner. Comme avant...". Aïe, aïe, aïe... le moins que l'on puisse dire, c'est que j'aurais préféré aller à Versailles avec elle voir Jeff Koons. Mais bon... "Entendu" lui dis-je. "Et naturellement, Charlemagnet, tu seras mon hôte ici jusqu'à dimanche si cela ne te dérange pas non plus. Je t'attends vendredi en début d'après-midi, et n'oublie pas que cette fois tu ne pourras pas venir en RER. Parce que la station St-Michel sera fermée pour raisons de sécurité. Viens en taxi pour une fois. Ce sera aussi rapide et plus pratique. Et puis tu seras aussi bien en voiture avec toutes tes affaires".
Mais comment fait-elle Bertille? A chaque fois qu'elle me demande quelque chose, je n'ai jamais dire pu lui dire non. Me voilà donc embarqué, contre toute attente, à une soirée où je vais devoir m'habiller en smoking à queue de pie. Mouais!... Bon bien sûr je vais rester chez Bertille quelques jours, car cela lui fera plaisir. Et à moi aussi... Et cela me permettra aussi d'en savoir un peu plus sur elle depuis notre dernière rencontre... Et puis, comme je peux aussi y travailler tranquillement dans mon coin la journée, cela ne me perturbera pas dans mes rédactions.
Bref si cela vous intéresse, je vous raconterais cette soirée papale et le reste dans quelques jours...
08:55 Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : moi, oslo, surprise, bertille, romaric, aliénor, blanche
08.09.2008
Bertille
Lorsque je suis arrivé à Paris, après le bac, j'ai été hébergé dans une famille, pas très loin du Boulevard St-Michel, dans le quartier Latin. J'avais eu cette adresse par un ami d'un ami... qui connaissait quelqu'un... qui louait chaque année plusieurs de ses chambres à des gens (bien sous tous rapports) fréquentant des rallyes. Ce que je faisais épisodiquement car c'était terriblement ennuyeux!
J'avais été reçu un samedi après-midi du début juillet à l'heure du thé par M. et Mme de V... dans leur appartement duplex de 350 m2 environ en rez-de-jardin. J'avais eu droit à toute une batterie de questions sur moi, ma famille, mes études... et la religion. M. et Mme de V... ayant un fort sentiment religieux, il était indispensable à leurs yeux que leurs futurs hôtes soient du même accabit. Dans ce domaine particulier, je maîtrisais assez bien chants et prières, même si je pratiquais de moins en moins, voire quasiment jamais. Enchantés de leurs entretiens, M. et Mme de V... me firent savoir quelques jours plus tard que j'avais été retenu.
J'emménageais donc en plusieurs fois, courant septembre, par le biais du train car je n'avais pas encore mon permis auto: la 1ère fois ce furent mes quelques affaires, la 2nde mes lourds livres et la 3ème mon rutilant solex rouge. Gonzague de V... étant souvent en déplacement à l'étranger, ce fut son épouse Bertille qui m'accueillit alors et me présenta sa maison. En rez-de-jardin, le salon, la salle à manger, la cuisine, la bibliothèque, la salle de billard, le bureau de Monsieur, la buanderie et la chambre de la bonne, Maria. Au 1er étage, il y avait les chambres et les salles de bains. Inutile de dire que j'étais tombé sous le charme de cette pépite immobilière qui alliait calme, confort, espace et design.
Les repas se prenaient en commun à heure fixe (20h), et le soir j'avais la permission de minuit en semaine (si je ne dînais pas) et de 3 heures le week-end. Le vrai paradis. Mais je n'en abusais pas. De surcroît, les autres étudiants étant assez sympas, j'appréciais de pouvoir échanger de longues heures sur nos jeunes destinées. Ce qui fait que je sortais donc peu. Juste ce qu'il fallait. Ainsi, entre mes études, les quelques sorties au cinéma, et les nombreuses discussions dans ce nouveau "chez-moi", le temps passait rapidement.
Avec M. et Mme de V..., les rapports étaient également excellents. Comme je ne pouvais pas rentrer chaque week-end dans ma ville natale, ceux-ci m' invitérent souvent à participer à leurs sorties en famille. Ils m'initièrent aux secrets du Louvre, me montrèrent la face cachée de nombreux autres monuments de la Capitale ou m'apprîrent à apprécier l'Art Moderne. Tout se passait bien et les semaines continuaient à défiler. Noël arriva bien vite. Février passa à 1.000 à l'heure. Puis arriva ce jour fatal du 11 avril, alors que nous séjournions tranquillement depuis quelques jours dans leur maison de Bretagne....
12:28 Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : moi, ma vie étudiante, paris, bertille, gonzague, entretien estival d'hébergement, 11 avril
06.09.2008
A vous de voir...
Je vous propose un petit jeu pour ce week-end car je serais en déplacement à Oslo.
Essayer de trouver quelles autres activités rémunératrices je peux avoir.
Voici quelques propositions, mais la vérité n'y figure peut-être pas!

-je suis modèle pour peintre. j'ai commencé à prendre la pose voici une dizaine d'années un peu par hasard en accompagnant une amie à son cours. bien souvent, je pose gratuitement pour des étudiants, mais il m'arrive aussi d'être sollicité et rétribué par des artistes, et de me voir ensuite dans diverses galeries à Paris ou outre-Atlantique.
-je suis "nègre" pour diverses personnalités qui souhaitent mettre en écriture leurs vies. j'ai débuté durant ma vie estudiantine pour payer mon loyer et j'ai continué depuis. car j'aime bien connaître les petits secrets de ces personnalités. et il y en a énormément de ces choses cachées. et surtout j'adore rédiger. alors quand la petite étoile brille dans l'oeil de l"auteur" de sa biographie à l'issue de la rédaction de l'ouvrage, je sais que mon travail a été bien fait.
-je suis testeur de voitures de prestige pour différents magazines automobiles, qui souhaitent avoir un avis sur la question. le procédé est simple. on me prête une voiture et je pars plusieurs jours, tous frais payés, pour l'essayer. puis je fais part à mon retour de mes impressions à travers un "reportage" clé-en-main.
-je fournis des renseignements, plus ou moins stratégiques, au Quai d'Orsay. voyageant très souvent, et inévitablement dans des endroits hors-circuits, je vois donc tout un tas de choses qui intéressent fortement notre pays. quelques photos, quelques lignes, le tout enregistré quasi-anonymement sur une carte SD, et hop le tour est joué. j'ai été approché un jour en Asie par un type assez anodin et depuis je continue mon petit chemin au profit des intérêts supérieurs de notre pays.
-je suis escort-boy à travers toute la France, et aussi à l'étranger, pour quelques business-women désireuses de montrer une image sociale et familiale normale. bien souvent les rapports entre nous sont très professionnels. mais il arrive aussi que des "entorses " soient faites, toujours gratuitement, et que l'on fasse plus ou moins connaissance. ce qui est agréable lorsque la personne est charmante. et à force de voyager avec une même personne, la chose est alors plus facile.
-je suis chargé de ménage chez une dénommée L....e, qui tient un blog par ailleurs. cette charmante personne demeurant à Paris me confie donc, de temps à autre, tant le nettoyage de son grand appartement haussmanien, que le repassage de ses petites affaires, ou le lustrage de ses bottes argentines ou de son véhicule de collection (en vente bientôt paraît-il!). étant très occupée à écrire ses mémoires de jeune femme rangée et à courir les magasins à la recherche du dernier sac Céline ou Gucci, L....e apprécie donc sporadiquement mon aide domestique.

09:29 Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : moi, oslo
02.09.2008
Marie
Notre semaine au ski touchait à sa fin. J'étais parti avec un copain. Nous avions passé tout le séjour pratiquement sur les pistes et nous étions un peu sur les rotules. Alors, pour une fois, nous avions décidé de faire la grasse mat'. Ce jour-là, Antoine était descendu le premier prendre le petit déjeuner dans la salle commune. Je le rejoignis peu après. La salle était quasi déserte, hormi la table d'à côté. "Tu as vu,"me dit-il. "Quoi?" lui répondis-je le nez déjà plongé dans le journal. "Regarde, la "vieille" d'à côté". Je levais à contre-coeur le regard quand je vis cette personne. Une femme assez jolie d'une quarantaine d'années, les cheveux blonds légèrement ondulés, et vétue d'une saharienne kakie et de tropéziennes argent. Rien à voir avec le ski.
Le déjeuner vite avalé, nous décidâmes d'aller profiter de la piscine. Après une bonne demie-heure à enchaîner les longueurs, j'optais pour un repli stratégique sur un transat, pour continuer à lire "le Monde" tandis qu'Antoine, pas assez rassasié, poursuivait ses activités aquatiques. "Petit profiteur! Arrête de me faire croire que tu lis ton journal!" me lança tout à coup Pierre. "Mais si...". Je compris alors instantanément le sens de sa phrase. Pas très loin de moi, sur un autre matelas, était installée notre voisine du peti-déj', avec ses lunettes de soleil. Car elle profitait aussi des rayons du soleil, tout en nous regardant discrètement derrière ses verres fumés. "Je t'assure.... lorsque je me suis installé, il n'y avait personne" lui répondis-je enfin. "Ouais, ouais, pas à moi..." conclut-il en plongeant.
"Vous auriez pu le lui dire quand même..." lançais-je, un peu énervé, et sans retenue, à ma voisine. "Ah quoi bon..ce n'est pas très grave!" me répondit-elle. Ce furent les 1ers mots d'une conversation qui dura un long moment.
Elle s'appelait Marie et accompagnait ses enfants à la montagne comme chaque année. Sauf que cette année-là, au lieu de partir à 4, ils n'étaient venus qu'à 3, son mari étant resté à Rennes. Comme elle n'aimait pas skier, elle passait ses journées à l'hôtel. De longues journées, bien souvent... Je devinais vite que Marie s'ennuyait fermement à Avoriaz, et que notre discussion lui était agréable. "Je vous laisse car je dois récupérer mes enfants" conclua-t-elle au bout d'un moment. Il était déjà 11h30.
Impossible de reprendre la lecture de mon journal désormais. Antoine, quant à lui, avait quitté les lieux et se reposait dans la chambre où je le retrouvais. Il ne me posa pas de questions car il voyait bien que j'étais très songeur. Et torturé. Marie me plaisait beaucoup mais cela ne pouvait pas dépasser la simple conversation. Quand même!
En début d'après-midi, alors que je réglais ma note d'hôtel, quelqu'un me tapa légèrement sur l'épaule. C'était Marie. "Vous partez déjà?" me demanda-t-elle. "Non, demain matin!". J'avais à peine dit cela qu'elle se saisissait de ma main et me tirait à l'extérieur. "Venez...".
Ce qui se passa ensuite fut merveilleux. Nous continuâmes à discuter dans sa chambre, en tout bien tout honneur. Peu avant que ses enfants ne reviennent, je la quittais. "Attendez" me dit-elle tout en déposant un petit baiser, le 1er, sur mes lèvres.
L'histoire avec Marie dura quelques semestres. Nos rencontres, tantôt à Rennes, tantôt dans ma ville, furent toujours très tendres et très discrètes. Merci Marie.
12:14 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : moi, ski, antoine, marie
15.08.2008
Bonjour,

Je me présente enfin après maintes réclamations sur les blogs que j'ai déjà visités.
Enfin je me présente. Pas tout à fait quand même! Car cela n'est pas possible!
Je suis donc Charlemagnet, le descendant indirect (mais rien n'est sûr!) de Charlemagne, et fils du Net.
Je viendrais sur cette tribune régulièrement et vous apprendrez ainsi à découvrir petit à petit qui je suis.
09:44 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : moi


